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Violences contre des CRS chez Goodyear: Manuel Valls en colère

Manuel Valls, dimanche, sur le plateau de BFMTV.

Manuel Valls, dimanche, sur le plateau de BFMTV. - -

Le ministre de l'Intérieur s'est montré très ferme dimanche soir sur BFMTV au sujet des violences contre des CRS, jeudi lors d'une manifestation Goodyear.

"Cette violence est inacceptable". C'est en ces termes que le ministre de l'Interieur Manuel Valls a réagi dimanche soir face aux images de manifestants s'en prenant à des CRS, jeudi, au siège de Goodyear dans les Hauts-de-Seine.

"Quand on vient avec des pneus enflammés, quand on balance des parpaings avec la volonté de faire mal aux forces de l'ordre, qui sont des fonctionnaires, c'est inadmissible. La justice va être saisie", a tranché le ministre.

Dix-neuf policiers ont été blessés dont deux sérieusement lors de cette manifestation, l'une des plus violentes contre les forces de l'ordre parisiennes depuis plusieurs années, qui illustre la radicalisation croissante des mouvements sociaux.

Malaise au Parti socialiste

Mais sa fermeté jette un malaise au Parti socialiste. Déjà, la semaine dernière, le ministre avait exprimé son "scepticisme sur le principe de l'amnistie" sociale, assurant qu'il croyait surtout aux "exigences du dialogue social".

Cette proposition de loi communiste, votée au Sénat mais très vivement critiquée par la droite, instaure une amnistie des délits et sanctions lorsque les faits sont commis lors de mouvements sociaux, et très défendue par l'aile gauche du PS, aux côtés de Jean-Luc Mélenchon.

Vendredi, sur BFMTV, Marie-Georges Buffet avait, elle, pris le parti des ouvriers de Goodyear. "Ces hommes et ces femmes sont exaspérés. Cela fait cinq ans qu'ils se battent pour maintenir leur emploi. Et ils se sentent isolés. Au bout d'un moment les nerfs craquent. Il faut le comprendre."

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