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Violences à Paris: Michel Delpuech écarté de la préfecture de police, remplacé par Didier Lallement

Le préfet de Nouvelle Aquitaine Didier Lallement succédera mercredi à Michel Delpuech à la préfecture de police de Paris, a déclaré le chef du gouvernement au lendemain des violences qui ont eu lieu lors du 18e samedi de mobilisation des gilets jaunes.

L'exécutif avait prévenu qu'il voulait frapper fort, après le regain de violences qui a eu lieu samedi sur les Champs-Élysées, en marge de la 18e mobilisation des gilets jaunes.

Au terme d'une réunion avec le président qui avait lieu en fin de matinée, Édouard Philippe a annoncé que Michel Delpuech serait remplacé par Didier Lallemend, actuel préfet de Nouvelle Aquitaine.

"Mercredi en Conseil des ministres, le président de la République nommera préfet de police M. Didier Lallement, ancien secrétaire général du ministère de l'Intérieur, actuel préfet de la Nouvelle Aquitaine", a indiqué Edouard Philippe en conférence de presse à Matignon.

Des "dysfonctionnements" dans le dispositif 

Le Premier ministre a déploré des événements "intolérables" survenus samedi, auquel le gouvernement se devait d'apporter "une réponse à la hauteur des enjeux".

La stratégie de maintien de l'ordre "n'a pas été correctement exécutée", a regretté Édouard Philippe, pointant du doigt des "dysfonctionnements" dans le dispositif. "Des consignes inappropriées" ont été passées pour l'usage des LBD samedi", a encore déploré le Premier ministre.

Didier Lallement, réputé pour son caractère bien trempé, remplacera donc Michel Delpuech, 66 ans et régulièrement donné partant entre affaire Benalla et polémiques à répétition sur la gestion de l'ordre public dans la capitale.

Dans la foulée, le chef de file des insoumis Jean-Luc Mélenchon a regretté la nomination de Didier Lallement, dénonçant sur Twitter "une prime au violent qui a échoué en Gironde!". "Dorénavant, à Paris comme à Bordeaux, le matraquage de député est permis. En plus du droit à perquisition, cela va de soi", a ajouté le député des Bouches-du-Rhône. 

Jordan Bardella, candidat Rassemblement national aux européennes, a lui considéré que "le gouvernement (cherchait) à se défausser de sa responsabilité!". "Le préfet de police n'est qu'un fusible censé couvrir l'incompétence flagrante de #Castaner", a-t-il ajouté dans un tweet.

Jeanne Bulant