BFMTV

Valls se défend devant les députés PS puis dans l'hémicycle

Manuel Valls

Manuel Valls - BFMTV

Manuel Valls, qui entame sa deuxième année à Matignon, n'aura guère le temps de célébrer cet anniversaire, occupé mardi à rassembler la gauche, après la défaite aux départementales : un "chemin de croix" pour une "mission difficile" voir "impossible", pour la presse.

>> L'ESSENTIEL 

Manuel Valls a rencontré à l'Assemblée nationale les députés PS pour les convaincre "d'approfondir les réformes. Il a défendu son action et assuré qu'il allait maintenir le cap malgré les critiques et la défaite électorale.

Selon Manuel Valls, un remaniement possible "s'il y a un pacte entre les socialistes et les écologistes"

Cécile Duflot affirme dans Le Monde: que "le logiciel de Valls est périmé"

  • A gauche, Martine Aubry a réuni ses soutiens dans la soirée

>> Cliquez ici pour actualiser ce live

19h35 - Martine Aubry cherche la bonne stratégie. La maire de Lille, Martine Aubry, a réuni mardi soir à l'Assemblée nationale ses soutiens parlementaires, ainsi que des élus locaux pour faire le point après les départementales et avant le dépôt des motions en vue du congrès du PS, en juin à Poitiers. Il s'agit de "tirer les conséquences politiques des élections départementales qui modifient fortement le paysage politique français et qui donnent une responsabilité à tous les socialistes pour chercher des solutions", explique un député PS devant participer à la réunion.

L'inconnue majeure réside dans le fait de savoir si la maire de Lille déposera avec ses fidèles une motion pour le congrès, ce qui signifierait son retour à plein sur la scène politique nationale. Martine Aubry a été reçue la semaine dernière, avec l'ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault, à déjeuner par le président François Hollande.

19h03 - Vaucluse: l'exécutif sortant (PS) dément ne pas présenter de candidat à la présidence.

18h11 - La gauche vauclusienne ne présente pas de candidat à la présidence du département. La gauche vauclusienne, au nom de la "gouvernance républicaine" laissera la victoire au doyen d'âge, l'UMP Maurice Chabert, a décalré la fédération PS du Vaucluse. Le PS dirigeait le conseil général sortant. Au deuxième tour des élections départementales dimanche, il a fait jeu égal avec l'UMP, chacun remportant six cantons sur 17. Le FN, qui misait sur une victoire dans le Vaucluse, a gagné 3 cantons et la Ligue du Sud 2 cantons.

15h27 - Hollande: "Le cap sera tenu". "Le cap des réformes a été fixé. Il sera tenu. Manuel Valls et son gouvernement ont donné et donneront des réponses mais dans la cohérence de ce qui a déjà été engagé", déclare François Hollande à Berlin.

"J'ai deux priorités: le soutien à l'investissement et la justice sociale", a aussi dit le président de la République. Une manière de confirmer Manuel Valls qui avait tenu les mêmes propos dimanche soir puis ce mardi sur BFMTV.

15h21 - "J'ai été dans l'opposition et je crois qu'il faut avoir le triomphe modeste", répond Manuel Valls. "Je vais vous rassurer, je reste et je continuerai", dit le Premier ministre qui demande à Christian Jacob quel "est le projet de son parti à part courir derrière l'extrême droite". "Présentez-le!"

Manuel Valls dénonce aussi la "faute morale" de Nicolas Sarkozy, avec le "ni-ni", qui a refusé "de choisir entre la gauche républicaine et le Front national".

15h18 - Christian Jacob revient sur le fait que Manuel Valls est à Matignon depuis un an, suite au départ de Jean-Marc Ayrault, au lendemain de la défaite des municipales. "C'est vous qui avez hystérisé la campagne des départementales, ayez l'humilité de reconnaître que c'est sur les décombres de votre politique que le FN prospère", déclare le chef de file des députés UMP. (...) Comment pouvez-vous dire 'J'y suis, j'y reste'". Il demande implicitement le départ de Manuel Valls. "Cette défaite, votre défaite, devrait justifier votre départ".

15h10 - Manuel Valls à Barbara Pompili: "La place des écologistes est dans la majorité". Le Premier ministre a ouvert le bal des questions au gouvernement en répondant à la co-présidente du groupe EELV à l'Assemblée nationale. Mais outre la majorité, elle est même "au sein du gouvernement", dit Manuel Valls.

"Nous avons une conviction qui est que la priorité des priorités est de redresser l'économie de notre pays, soutenir la compétitivité de nos entreprises. Notre responsabilité c’est de se rassembler. (...) Je pense que le pays a plus que jamais besoin d'apaisement et d'unité". 

Barbara Pompili, qui n'est pas fermée à une entrée au gouvernement, avait interpellé le Premier ministre sur la place qu'il était prêt à laisser à l'écologie dans sa politique.

15h05 -Pompili: "On ne peut pas ne rien changer". "Nul ne peut demeurer inerte (après les départementales) et en premier lieu l'exécutif", a-t-elle lancé au Premier ministre. Et d'ajouter: "On ne peut pas ne rien changer. La gauche est à la merci de ses démons qui sont l'enfermement et l'entre soi. Chacun sait que l'unité n'est pas la garantie de la réussite, mais que la désunion porte la certitude de l'échec". 

14h33 - Le Parti de gauche ne rencontrera pas le PS. Le Parti de Gauche a fait savoir dans un communiqué qu'il décline officiellement la proposition de dialogue du premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis. Il déplore notamment d'avoir été invité par un "mail de 3 lignes". Lundi, une délégation écologiste avait rencontré ses homologues socialistes.

14h20 - Valls aux députés PS: "Je suis à l'écoute", "il faut partir à la reconquête". Le Premier ministre, qui a annulé in extremis un déplacement à Berlin pour assister à la réunion du groupe PS a dit: "Ma place est aujourd'hui auprès de vous pour faire bloc", après ces départementales, où "bien sûr, il y a eu défaite" de la gauche, notamment pour cause de "division". Le PS a connu d'autres "chocs", comme 2002, et "à chaque fois les mêmes débats", a-t-il aussi glissé. Se disant "à l'écoute" et "blessé" qu'on dise le contraire, il a a dépeint une "société fragmentée", en "crise morale", en proie à "une trop forte défiance contre les politiques et contre notre politique".

13h34 - A l'approche du Congrès de Poitiers, Aubry rassemble ses troupes. Après les élections, place au bilan. Martine Aubry, qui a vu son département du Nord, dirigé par la gauche depuis 1998, basculer à droite, réunit ses soutiens à l'Assemblée nationale, ce mardi, à 18h30... >> Lire la suite

13h27 - Pour Christian Jacob "Valls, c'est Ayrault en pire". Le chef de file des députés UMP juge que "le Premier ministre est dans les cordes, et dit: nous sommes au bord du gouffre, faisons un grand pas en avant! (...) Cela fait un an que Manuel Valls est à Matignon et c'est Ayrault en pire!"

A l'inverse, pour Christian Jacob, "la stratégie de l'UMP a été payante : stratégie d'opposition très dure à la gauche, stratégie d'union avec l'UDI, stratégie de rassemblement de notre famille politique".

13h10 - Baumel a "peur d'une inflexibilité contre-productivité" de l'exécutif. "L'exécutif est crispé sur l'idée qu'il mène la seule politique possible", a regretté le frondeur Laurent Baumel à la sortie de la réunion du groupe PS en présence de Manuel Valls. "L'interpellation est allée au-delà des frondeurs puisque certains députés ont dit ce qu'ils avaient sur le coeur. Je n'ai pas eu le sentiment que le Premier ministre avait la volonté d'en tirer des leçons. On va voir. (...) J'ai peur d'une inflexibilité contre-productive."

12h47 - Valls avec les députés PS: "une ambiance calme mais plombée". "L'ambiance est calme mais plombée", avec certaines "interventions très dures sur le bilan", explique un député. "Grave, plus que tendue, concentrée, avec des frondeurs très discrets et pas de règlements de comptes", juge un autre.

Les frondeurs et aubryistes étaient "ostensiblement silencieux" à la réunion de groupe, rapporte Malek Boutih au Monde.

Un troisième député raconte surtout "colère, déception, incompréhension, interrogation existentielle" au sein du groupe socialiste, quand un autre évoquait "une discussion de fond sans aucune effusion".

12h24 - Mélenchon refuse d'être "embauché dans le tripartisme". Le cofondateur du Parti de Gauche assure qu'il ne veut pas être "embauché dans le tripartisme", qui consiste, selon lui, à "faire cadeau au PS" de la gauche pour laquelle il combat.

12h10 - Un frondeur PS: "Le Premier ministre n'a qu'une légitimité de second rang". Le député Pascal Cherki n'est pas convaincu par la venue de Manuel Valls ce mardi face aux élus de la majorité. "On ne peut pas se rassembler si on est pas d accord sur le fond. Moi j attends surtout de voir ce que fait le président de la République. Car le premier ministre n'a qu'une légitimité de second rang puisqu'il n'est pas élu contrairement au président de la République et aux députés".

12h03 - Michel Onfray, le philosophe, ironise sur Manuel Valls. Mi-mars, il avait déjà accusé le Premier ministre "d'instrumentaliser les départementales" avant de le traiter de "crétin". Manuel Valls l'avait accusé de "perdre les repères" et de préférer l'intellectuel de la Nouvelle droite, Alain de Benoist, à Bernard-Henri Lévy.

11h50 - "Bompard, c'est le FN", dit Sarkozy aux députés en référence au futur vote en Vaucluse, rapporte Damien Fleurot, journaliste de BFMTV, sur place. Le président de l'UMP dit aussi en référence au MoDem de François Bayrou: "On est avec nous ou contre nous ! Trop simple d'aller braconner"

11h40 - Sarkozy aux députés UMP: "Le message de nos électeurs est de faire une opposition frontale". "Les Français ne nous ont pas donné un blanc seing, ils sont en train de réfléchir à la possibilité de nous donner une chance, il ne faut pas rester immobiles", a souligné le président de l'UMP.

11h35 - "Il faut discuter de ce que serait ce pacte de majorité. La majorité ne peut pas continuer comme elle est depuis un an", estime le co-président du groupe EELV à l'Assemblée. François de Rugy est plus ouvert que Cécile Duflot ou Noël Mamère à une entrée des écologistes au gouvernement. 

11h30 - Dans son édito, Apolline de Malherbe indique que pour Manuel Valls le remaniement devra répondre aux règles de l'assimilation. Pour François Hollande à celles de l'intégration.

11h25 - Le député PS Yann Galut, co-fondateur du courant Cohérence socialiste, pressent "une explication franche et cordiale...". Ambiance

Manuel Valls n'envisage pas un remaniement du gouvernement dans l'immédiat. Il le programme vers le mois de juin, au moment du prochain congrès socialiste.

11h15 - "Je ne vois pas vraiment de retour des écologistes au gouvernement pour la bonne raison que les premières décisions que s'apprête à prendre le Premier ministre, après la claque que nous avons subie dimanche, c'est de mieux sécuriser les patrons contre les salariés. Cela ne me semble pas aller dans le sens de ce que réclament les écologistes", juge le député écologiste Noël Mamère sur BFMTV

11h10 - "Un parti ne peut pas attendre les bons résultats, il doit initier", lance le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone. "Lorsque la gauche et les écologistes sont trop divisés, ce n'est pas un bon moyen pour essayer de combattre la droite et l'extrême droite", ajoute le socialiste pour qui "on est là aussi pour forcer les choses".

Le président de l'Assemblée nationale alerte aussi sur le risque d'"un congrès (à Poitiers en Juin) qui donne l'image d'une division". "Je le dis à chacun de mes camarades: s'il devait y avoir un congrès qui donne l'image aux Français d'une division, cela ne permettrait pas d'installer la confiance et on aura du mal à demander à d'autres forces politiques de nous rejoindre", a mis en garde ce député de Seine-Saint-Denis.

11h05 - Manuel Valls arrive à la réunion du groupe PS à l'Assemblée nationale pour tenter d'apaiser les tensions.

11h00 - Le secrétaire général de l'UMP, Laurent Wauquiez, a une façon bien particulière de marquer les un an de Manuel Valls à Matignon en tweetant: "@manuelvalls joue un jeu très dangereux. Il est temps de changer de bougies et de gâteau #anniversaire #desaveu".

10h30 - "Le logiciel de Manuel Valls est périmé", estime Cécile Duflot dans un entretien au Monde. "Un an après la claque des municipales, la même politique a été accélérée. Elle est de nouveau sanctionnée. Le cap qui a été choisi par le gouvernement et la manière d’exercer l’autorité sont les deux facteurs de cet échec", juge la députée EELV.

"La détermination est une qualité, mais l’entêtement peut être une faute", lance-t-elle au Premier ministre.

9h30 – "La balle est dans le camp du Président de la République et du Premier ministre", réagit le député socialiste frondeur Laurent Baumel. Son mouvement a appelé dès dimanche soir à un "contrat de rassemblement" avec l'ensemble de la gauche.

"Les premières déclarations ne sont pas encourageantes", juge-t-il avant la réunion des députés socialistes à l'Assemblée nationale. "Ce n'est pas comme ça à mon avis qu'on peut envisager un rétablissement de la gauche dans ce quinquennat".

>> Voir la vidéo ici

9h00 - Manuel Valls a commencé sa journée sur BFMTV et RMC où il assumé sa "part de responsabilité" dans la "grosse fessée" de la gauche aux départementales de dimanche.

>> Voir la vidéo ici

Le Premier ministre a également redit sa volonté de rassembler la gauche. En ce qui concerne un possible remaniement, Manuel Valls a indiqué qu'il ne ferait pas d'annonce à ce sujet. "On ne rentre pas au gouvernement comme cela", a-t-il précisé avant d'ajouter "on peut le faire que s'il y a un pacte entre les socialistes et les écologistes".

>> Voir la vidéo ici 

Manuel Valls a modifié son agenda au lendemain de la déroute de la gauche aux départementales pour rassembler mardi la majorité. Le Premier ministre a préféré ne pas participer au Conseil des ministres franco-allemand à Berlin et reporter son déplacement à la Banque centrale européenne (BCE) à Francfort, afin de s'adresser aux députés socialistes à Paris mardi matin.

L'intention affichée de l'exécutif de ne pas changer de cap, au motif que de premiers résultats économiques commencent à poindre, a suscité des critiques à l'aile gauche du PS, chez les alliés écologistes, mais aussi de la part de ténors socialistes plus modérés habituellement, comme l'ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

Karine Lambin et Samuel Auffray