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Valls "ne commente pas les propos trop excessifs" de Montebourg

Manuel Valls sur BFMTV et RMC, jeudi 26 février.

Manuel Valls sur BFMTV et RMC, jeudi 26 février. - BFMTV et RMC

Depuis l'université américaine de Princeton, Arnaud Montebourg avait demandé à François Hollande et Manuel Valls d'arrêter leur "politique suicidaire".

"Je ne commente pas les propos qui viennent d'outre-Atlantique et qui sont excessifs", s'est agacé Manuel Valls, jeudi matin sur BFMTV et RMC, alors qu'il était questionné sur les propos d'Arnaud Montebourg.

Deux jours auparavant, l'ancien ministre PS avait dit craindre que le quinquennat de François Hollande se termine avec "le Front National au bout du chemin", lançant un "appel solennel aux dirigeants européens" pour qu'ils cessent leur "politique suicidaire". "Si on continue sur cette politique suicidaire --et je lance un appel solennel aux dirigeants politiques européens, au président de la République, au Premier ministre, de cesser ces erreurs de politique économique--, nous finirons le quinquennat avec 800.000 chômeurs de plus", avait-il lancé à la presse depuis l'université américaine de Princeton, dans le New Jersey. 

"C'est excessif" et "ce n'est pas la première fois avec Arnaud Montebourg", s'est agacé Manuel Valls.

Désaveu pour Montebourg, soutien à Cambadélis

En revanche, Manuel Valls a déclaré qu'il faisait "entière confiance" à Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du PS, alors qu'il était interrogé sur les forts remous chez les socialistes après les divisions dans leurs rangs autour de la loi Macron.

"Le PS doit se rassembler, doit soutenir bien évidemment le président de la République et le gouvernement", a poursuivi Manuel Valls tout en rappelant qu'il ne lui appartenait pas de se "mêler de la vie interne" de sa "formation politique". "Dans ce moment-là (...), face aux menaces (...) face à la menace du Front national, quelle est la responsabilité des hommes et des femmes de gauche? C'est de faire valoir les valeurs de la République (...) et en même temps de redresser l'économie de notre pays", a dit encore le Premier ministre.

"En même temps, la gauche, elle change forcément à l'épreuve du pouvoir et je pense que j'y contribue bien sûr comme Premier ministre", a-t-il souligné.

https://twitter.com/helenefavier Hélène Favier Rédactrice en chef adjointe BFMTV