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Touraine: "Rien ne justifie d'interrompre l'ensemble des essais cliniques"

Marisol Touraine refuse de stopper les essais cliniques après la mort d'un patient à Rennes.

Marisol Touraine refuse de stopper les essais cliniques après la mort d'un patient à Rennes. - Capture BFMTV

La ministre de la Santé a assuré que les essais cliniques se poursuivraient, malgré la mort d'un homme dimanche à Rennes. Cinq autres personnes sont hospitalisées.

Après la mort d'un patient dimanche à Rennes, les essais cliniques doivent-ils être stoppés? Marisol Touraine s'y refuse. "Aucune raison aujourd'hui ne justifie de suspendre les essais cliniques", affirme-t-elle sur RTL lundi. "Il y a un problème majeur, massif, inédit en France, nous devons comprendre ce qui s'est passé mais rien ne justifie d'interrompre l'ensemble des essais cliniques", insiste la ministre de la Santé.

Outre le patient décédé dimanche, cinq autres patients qui avaient participé au même essai clinique sont hospitalisés. Quatre d'entre eux présentent des troubles neurologiques dont la gravité n'est pas précisée. Leur état est "stable", selon Marisol Touraine.

"Des avances financières" pour les victimes

Elle a demandé par ailleurs que "toute la solidarité nationale puisse jouer" en faveur des victimes et que le laboratoire dans lequel a été réalisé l'essai clinique "s'engage lui aussi directement, ou à travers ses assureurs, et que des avances financières puissent être apportées à ces personnes".

Cet essai était mené par Biotrial, un centre de recherche médicale implanté à Rennes et agréé par les autorités, pour le compte du groupe pharmaceutique portugais Bial. Trois enquêtes, dont une judiciaire, sont en cours pour tenter de comprendre les raisons de cet accident. La ministre a précisé qu'elle attendait le résultat d'une de ces enquêtes "d'ici la fin du mois".

Chaque année, des milliers de volontaires, souvent des étudiants qui veulent payer leurs études, participent à des essais cliniques dans lesquels les accidents recensés sont très rares. Sur cet essai en cause, une semaine complète de test était rémunérée un peu plus d'un millier d'euros.

A. K. avec AFP