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Touraine: les enfants nés par GPA "ne peuvent être des fantômes de la République"

Marisol Touraine, invitée de BFMTV et RMC vendredi, estime que les enfants nés de mère porteuse doivent être inscrits à l'État civil, mais que la GPA doit rester illégale.

Marisol Touraine s'est dite vendredi favorable à ce que les enfants nés d'une mère porteuse à l'étranger aient "les mêmes droits" que les enfants de parents français nés à l'étranger. "Je suis résolument hostile à la gestation pour autrui, qui est une marchandisation du corps des femmes, mais les enfants ne doivent pas payer pour cela. La GPA doit rester interdite et illégale, mais ces enfants ne peuvent être des fantômes de la République".

Vendredi après-midi, la Cour de cassation va se pencher sur cette question d'inscrire ou non à l'État civil des enfants nés de mères porteuses à l'étranger, et en cas d'avis favorable, sous quelles conditions. Totalement interdite en France et dans la majorité des autres états de l'Union européenne, la GPA est autorisée pour les couples hétérosexuels dans certains pays en Europe, comme la Grande-Bretagne et les Pays-Bas.

Touraine favorable à la PMA

La procréation médicalement assistée revient aussi dans le débat politique en France. Alors que deux jours avant, le Haut conseil à l'Égalité entre femmes hommes avait recommandé d'étendre la PMA à "toutes les femmes sans discrimination", qu'elles soient célibataires ou en couple avec une autre femme", la ministre de la Santé a indiqué vendredi sur BFMTV et RMC qu'elle aussi était "favorable" à cette procédure médicale.

"J'ai toujours dit que j'y étais favorable, mais à partir du moment où ça n'a pas été introduit dans la loi du mariage pour tous, il apparaissait difficile d'en faire un élément à part d'une loi. Le débat se poursuit", a indiqué la ministre, convaincue "qu'un jour, les choses iront dans ce sens-là". 

En avril 2014, elle s'était pourtant montrée moins concernée, déclarant que la PMA n'était pas "la question qui préoccupe de façon majoritaire les Français. Et je le dis fortement, ce n'est pas une question qui, aujourd'hui, est sur la table", avait-elle insisté à l'époque.

A. G.