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Sapin dénonce "les propos factieux" d'une partie de la droite

Michel Sapin était l'invité de BFMTV et RMC jeudi matin, pour évoquer notamment les mauvais chiffres du chômage.

Michel Sapin était l'invité de BFMTV et RMC jeudi matin, pour évoquer notamment les mauvais chiffres du chômage. - -

Le ministre de l'Emploi était l'invité de BFMTV et RMC ce jeudi matin. Revenant sur les mauvais chiffres du chômage, il a admis que l'objectif du gouvernement n'avait pas été atteint.

Chômage, pacte de responsabilité... Le ministre du Travail Michel Sapin était l'invité de BFMTV et RMC jeudi matin. Retrouvez ici l'essentiel de son interview.

#L'objectif: "nous allons faire baisser le chômage"

S'il a reconnu que le gouvernement "n'a pas fait baisser le chômage en 2013" comme il l'avait promis, Michel Sapin a toutefois réaffirmé: "je ne veux pas fixer une date mais nous allons faire baisser le chômage". "Si notre action avait porté totalement ses fruits, nous aurions inversé la courbe. Mais est-ce une raison pour ne pas se fixer d'objectifs?", s'est demandé le ministre.

Pour Michel Sapin, ces mauvais résultats ne gêneront pas la potentielle réélection de François Hollande en 2017: "cela fera partie des éléments à partir desquels les Français vont nous juger, mais la réélection de François Hollande ne dépend pas que de cela. Après tout, Nicolas Sarkozy avait promis un chômage à 5%, il a fait 10%. Et regardez Lionel Jospin: lorsqu'il était au pouvoir, il a baissé en profondeur le chômage, et pourtant, il n'a pas été réélu en 2002."

#Le tacle: "Jean-François Copé me fait toujours rire"

Revenant sur la démarche de Jean-François Copé, qui réclame la démission de Michel Sapin devant les mauvais chiffres du chômage, le ministre a dit en riant: "cela me fait toujours rire. Si au cours des dernières années il avait fallu demander la démission de chaque ministre du Travail à chaque fois qu'ils avaient reconnu un échec en terme de chômage, il aurait fallu demander la démission d'une trentaine de ministres différents."

#La menace: "la droite doit faire attention"

Pour le ministre du Travail, "une partie de la classe politique de droite n'accepte pas, par principe, qu'il puisse y avoir d'autres qu'eux-mêmes au pouvoir. Et cela, c'est un raisonnement anti-républicain. Dans le contexte actuel, ce raisonnement fait le pont, même involontairement, avec ceux qui ont manifesté dimanche dernier [référence à la manifestation "Jour de colère"]. C'est du racisme, de l'antisémitisme. On voit des affiches 'Hollande, dégage!': ça veut dire 'on ne veut pas te voir alors que tu as été élu'"

Michel Sapin, furieux, interpelle ceux qui sont, selon lui, responsables: "il faut que la droite fasse attention. Il y a un député qui a dit il y a deux jours que François Hollande était là par défaut. En disant cela, c'est les Français qu'on injurie. Ce sont des propos factieux: les mêmes que ceux qui ont été utilisés par des ligues factieuses avant la dernière Guerre".

A. K.