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Royal veut des bus et des taxis électriques en ville "d'ici cinq ans"

Ségolène Royal veut des bus et des taxis électriques d'ici cinq ans.

Ségolène Royal veut des bus et des taxis électriques d'ici cinq ans. - Philippe Wojazer - AFP

La ministre de l'Ecologie souhaite lutter contre la pollution en favorisant les véhicules électriques en ville, à commencer par les bus et les taxis. "Chiche", lui répond l'écologiste parisien Christophe Najdovski.

Alors que l'Ile-de-France connaît un nouveau pic de pollution jeudi, pour la deuxième journée consécutive, Ségolène Royal avance un nouveau pion. La ministre de l'Ecologie souhaite des taxis et des bus électriques en ville "d'ici cinq ans", a-t-elle expliqué mercredi sur BFMTV. "C'est aux agglomérations de prendre leurs responsabilités", prévient la ministre. Dans Le Parisien, elle tient à rassurer: "celles qui auront un projet d'envergure pour améliorer la qualité de l'air seront aidées par l'Etat".

"On a envie de dire chiche", réagit Christophe Najdovski, adjoint écologiste d'Anne Hidalgo, "mais pour cela, il faut donner les moyens aux collectivités locales. Et surtout, il faut que l'Etat aide à la reconversion des véhicules des particuliers, de manière à ce que ceux-ci puissent aussi se tourner vers des véhicules non-polluants." Ségolène Royal rappelle de son côté avoir mis en place un "bonus de 10.000 euros" pour qu'un particulier puisse troquer un véhicule diesel contre un véhicule électrique.

Le retour de la circulation alternée?

Mais ces projets à moyen et long termes suffiront-ils à calmer les esprits, alors que l'Ile-de-France connaît son second pic de pollution en quinze jours? Lors du précédent épisode, la ministre a été accusée d'avoir réagi tardivement pour mettre en place la circulation alternée, une mesure que le ministère ne voulait décider qu'en dernier recours, Cette fois, elle n'exclut pas de la remettre en place "si le pic de pollution se renforce", a-t-elle affirmé mercredi soir sur BFMTV. Mais "personne ne peut ni imposer, ni vociférer, ni exiger" une telle mesure", ajoute-t-elle.

Anne Hidalgo, maire socialiste de Paris, et Jean-Paul Huchon, président PS de la région Ile-de-France, ont demandé mercredi à l'État de "mettre en place sans attendre le contournement de l'Ile-de-France par les poids lourds de transit", en faisant valoir que la baisse de la vitesse autorisée devait "s'accompagner de restrictions de circulation pour les véhicules les plus polluants". Jean-Paul Huchon a jugé que la santé des habitants était "une question éminemment étatique", et a souligné que le dernier pic de pollution à la fin mars n'avait "pas été géré de manière irréprochable". Lors de ce dernier épisode, Anne Hidalgo et Ségolène Royal s'étaient affrontées par médias interposés, la maire de Paris exigeant la mise en place de la circulation alternée le plus rapidement possible. Un souhait finalement exaucé le 23 mars dernier.

A. K.