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Retraite: Macron et Philippe se sont rencontrés à l'Élysée et se sont accordés sur les orientations prises

Le Premier ministre Edouard Philippe arrive à Matignon pour une réunion avec des représentants syndicaux, le 19 décembre 2019

Le Premier ministre Edouard Philippe arrive à Matignon pour une réunion avec des représentants syndicaux, le 19 décembre 2019 - Martin Bureau / AFP

Après des rumeurs faisant état de tensions et de désaccords au sein de l'exécutif, Emmanuel Macron et Édouard Philippe se sont rencontrés à l'Élysée pour s'accorder sur les orientations prises concernant la gestion de la grève interprofessionnelle.

Emmanuel Macron et Édouard Philippe "se sont rencontrés durant une heure à l'Élysée ce jeudi et se sont accordés sur les orientations prises" avant une réunion entre le Premier ministre et les partenaires sociaux concernant le conflit des retraites, a indiqué l'Élysée.

Cette mise au point intervient alors que plusieurs observateurs, repris dans la presse, avaient fait état de dissensions dans l'exécutif. "Des tensions entre le président de la République et le Premier ministre, je n'en vois pas", a pourtant affirmé un ministre jeudi, en vantant "une relation très naturelle, très facile". Mais, poursuit ce même membre du gouvernement, "il y a eu un peu de friction entre les conseillers: tout le monde est fatigué, c'est normal".

L'exécutif et les syndicats en négociations régulières

La rencontre des deux têtes de l'exécutif est intervenue juste avant le début de la rencontre multilatérale entre le Premier ministre et les partenaires sociaux, pour tenter de trouver une issue au conflit sur la réforme des retraites

Avec cet entretien, l'Élysée entendait visiblement insister sur l'alignement du chef de l'État sur la position du Premier ministre, jusqu'alors principal pilote de ce dossier jugé emblématique du quinquennat. Mercredi, le chef du gouvernement avait déjà reçu à Matignon l'ensemble des responsables des syndicats de salariés et du patronat lors de réunions bilatérales.

La CFDT fait toujours de l'"âge pivot", dont Édouard Philippe a proposé qu'il soit fixé à 64 ans, un casus belli. "On est très, très loin d'un accord", avait prévenu mercredi soir le patron du syndicat réformiste, Laurent Berger. Mais un ministre s'est dit jeudi "très optimiste" quant aux chances de trouver un accord, "mais pas forcément ce soir".

J. G. avec AFP