BFMTV

Michel Sapin sur BFMTV: "Le sarkozysme est une forme de drogue"

Michel Sapin est l'invité de BFM Politique.

Michel Sapin est l'invité de BFM Politique. - -

Le ministre des Finances est revenu sur le plateau de BFM Politique sur les 100 premiers jours du gouvernement Valls, sur ses relations avec Arnaud Montebourg et sur les déclarations de Nicolas Sarkozy.

Michel Sapin, ministre des Finances, est l'invité dimanche de BFM Politique. Il a notamment profité de l'occasion pour revenir sur sa phrase choc prononcée un peu plus tôt dans la journée: "Mon amie, c'est la finance: la bonne finance." Il a aussi évoqué les critiques de Nicolas Sarkozy à son encontre.

# Sur la finance, cette "amie"

Michel Sapin s'est expliqué sur sa phrase polémique, prononcée un peu plus tôt dans la journée. "Mon amie, c'est la finance: la bonne finance", avait assuré le ministre. Il a réitéré ses propos, différenciant bonne et mauvaise finance: la première est "c'est celle dont les Français ont besoin".

# Sur les 100 jours de Manuel Valls

Le ministre des Finances a jugé "extrêmements positifs" les 100 premiers jours de Manuel Valls a la tête du gouvernement. L'action du Premier ministre est "adaptée" à la situation car "la France n'est pas encore sortie de la crise", estime Michel Sapin.

Manuel Valls incarne selon lui "le dynamisme", la "gauche du mouvement". Sur ses relations avec Arnaud Montebourg, le ministre a assuré que leurs rôles respectifs à Bercy sont "parfaitement coordonnés".

# Sur Sarkozy: Sapin évoque "Berlusconi"

Michel Sapin qui a été critiqué par Nicolas Sarkozy, a décidé de contre-attaquer. Au même titre que Manuel Valls, il a comparé l'ancien chef de l'Etat à Silvio Berlusconi. Le ministre a aussi demandé à Nicolas Sarkozy de "respecter" le "système judiciaire".

Selon lui, l'attitude de l'ancien Président n'est "pas acceptable": "Nicolas Sarkozy est toujours le même." Michel Sapin est allé plus loin, estimant que le "sarkozysme" est une " forme drogue" qui "n'a pas marché". Michel Sapin a ainsi opposé "l'agitation" de Nicolas Sarkozy à la "constance" de François Hollande.

Il a également rendu hommage aux "paroles" de Jean-Louis Debré et Alain Juppé, qui ont pris leurs distances avec les critiques formulées à l'égard de la justice: "Je sens une sagesse dans le rappel à l'ordre public".

M. K.