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Marlène Schiappa "pas favorable" à un congé paternité obligatoire

Marlène Schiappa le 25 novembre 2017

Marlène Schiappa le 25 novembre 2017 - ludovic MARIN / POOL / AFP

Marlène Schiappa a expliqué ce lundi vouloir "améliorer" le congé paternité, voir "l'allonger" ou le "rémunérer", mais pas le rendre obligatoire.

La secrétaire d'État à l'Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, s'est dite lundi "pas favorable" à un congé paternité obligatoire, tout en plaidant pour "l'améliorer".

Interrogée sur France Inter, Marlène Schiappa a jugé qu'il fallait "améliorer" le congé paternité, actuellement de 11 jours, rappelant que le gouvernement a commandé un rapport sur le sujet à l'Inspection générale des affaires sociales (Igas), "pour voir s'il est possible de l'allonger ou de mieux le rémunérer, ou les deux".

"Le rendre obligatoire, je n'y suis pas favorable"

"Mais le rendre obligatoire, je n'y suis pas favorable", a-t-elle dit, car "en France, quand vous avez une politique familiale que le gouvernement veut rendre obligatoire, il y a un ressac, il y a un effet de rejet de la population".

Elle a pris pour exemple le congé parental. "J'avais plaidé comme présidente d'association, lors de la précédente législature, pour qu'il y ait un partage obligatoire", et que "si le deuxième parent, le père dans la plupart des cas, ne prend pas les derniers mois du congé parental, ils soient perdus", a-t-elle expliqué.

"Pas favorable" pour la même durée que le congé maternité

"En Suède il y a une loi similaire", et "ça marche très bien", mais "on s'aperçoit que les mêmes lois, dans des pays différents, ne produisent pas les mêmes effets", a souligné la secrétaire d'État. En France, "cela n'a pas incité davantage les pères à prendre cette partie du congé parental".

Rendre le congé paternité obligatoire, "ça n'est pas une solution, il n'y aura pas d'effet concret", a conclu Marlène Schiappa, qui s'était déjà dite "pas favorable à ce que le congé paternité ait la même durée que le congé maternité" (16 semaines minimum, ndlr), "justifié notamment par la biologie, la grossesse, l'accouchement".

S.Z avec AFP