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Le gouvernement supprime son service controversé "désinfox coronavirus"

Franck Riester en janvier 2013

Franck Riester en janvier 2013 - Guillaume Baptiste - AFP

Face au tollé suscité dans de nombreuses rédactions, le ministre de la Culture Franck Riester a tout de même répété que le site "ne représentait évidemment pas un objectif de tri d'articles ou d'informations".

La tentative du gouvernement de s'appuyer sur certains médias pour combattre les "fake news" a, semble-t-il, fait long feu. Le ministre de la Culture, Franck Riester, a annoncé ce mardi que le service "désinfox coronavirus" allait être supprimé du site internet de l'exécutif. Critiqué dès l'origine par de nombreuses rédactions, il recensait des articles de "fact-checking" consacrés au Covid-19.

Cette initiative (émanant du Service d'information du gouvernement, SIG) "visait simplement à apporter un service supplémentaire en regroupant sur une même page les ressources de lutte contre la désinformation durant la crise sanitaire, et ne représentait évidemment pas un objectif de tri d'articles ou d'informations", a justifié le ministre devant l'Assemblée nationale, répondant à une question de la députée Frédérique Dumas (Libertés et Territoires, ex-LaREM).

"Inquiétudes"

"Pour autant, je peux comprendre les inquiétudes qui ont été suscitées par ce service dans les rédactions, parce qu'il ne s'agit pas absolument pas pour l'État de labelliser les médias ou d'orienter le choix des Français vers tel ou tel média", a poursuivi le ministre, ajoutant que dès lors, "le gouvernement a pris la décision de retirer cette page du site du gouvernement".

Mise en ligne fin avril, cette nouvelle section du site gouvernement.fr (https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus/desinfox) présente des liens vers des articles "de médias français luttant, dans le cadre de la crise sanitaire, contre la désinformation". Ces médias sont franceinfo, Libération, 20 Minutes, Le Monde et l'Agence France-Presse.

JP avec AFP