BFMTV

La ministre de la Justice Nicole Belloubet invite les gardiens de prison à "reprendre le travail"

Avec les blocages dans les prisons, la ministre de la Justice connaît sa première grande crise

Avec les blocages dans les prisons, la ministre de la Justice connaît sa première grande crise - Lionel Bonaventure - AFP

La garde des Sceaux, qui a fait jeudi des propositions aux syndicats de gardiens de prison, estime qu'ils doivent désormais "prendre leurs responsabilités".

Nicole Belloubet tient bon. Soutenue par Emmanuel Macron dans le conflit avec les syndicats des gardiens de prison, la ministre de la Justice rappelle sur Europe 1 que "des propositions sérieuses ont été faites aux organisations syndicales": elle appelle donc les gardiens de prison à "prendre leurs responsabilités" et à "reprendre le travail", onze jours après le début de leur mouvement.

"Nous avons apporté des réponses sérieuses à des questions sérieuses", poursuit la garde des Sceaux. "Ce sont des éléments que les surveillants peuvent prendre en compte".

Fermeté sur le droit de grève

La ministre se montre toutefois ferme quant aux surveillants qui se sont mis en grève: "ils ont un statut spécial qui est lié à la nature de leur fonction. Dans ce statut, il n'y a pas de droit de grève." De possibles sanctions, réclamées par l'administration pénitentiaire, lui semblent donc "normales". 

Jeudi, Nicole Belloubet a reçu les responsables des principaux syndicats pour leur présenter un projet d'accord. Ce texte comprend des mesures pour améliorer la gestion des détenus radicalisés, comme la construction de 1.500 places dans des quartiers étanches, et des mesures concrètes pour renforcer la sécurité des agents comme le menottage des détenus dangereux et un retour aux fouilles inopinées de cellules.

Le ministère s'est également engagé sur la création de 1.100 emplois supplémentaires et sur une enveloppe de plus de 30 millions d'euros pour renforcer les indemnités perçues en complément de salaire par les surveillants.

A. K.