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Fekl à Macron: "Quand on fait de la politique, il faut la légitimité du suffrage"

Matthias Fekl, mercredi matin sur BFMTV et RMC.

Matthias Fekl, mercredi matin sur BFMTV et RMC. - BFMTV

Matthias Fekl, secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, à la promotion du tourisme et aux Français de l'étranger, était mercredi matin l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et sur RMC.

Invité mercredi matin sur BFMTV et RMC, Matthias Fekl a commenté le rendez-vous commun de François Hollande et Angela Merkel, qui se retrouvent ensemble ce mercredi devant le Parlement européen à Strasbourg. Selon lui, les deux chefs d'Etat vont "adresser un message (...) sur la question des migrations. (...) La France et l'Allemagne avancent ensemble sur ce sujet, comme sur l'Ukraine, comme sur la crise grecque. Sans le couple franco-allemand, aujourd'hui la Grèce ne serait plus dans la zone euro".

"On ne peut plus négocier en secret"

Les négociations sur le traité transatlantique Tafta entre l'Union européenne et les Etats-Unis reprennent dans quelques jours à Miami. Mais aujourd'hui, déplore Matthias Fekl, "il faut aller dans des salles sécurisées (pour négocier). C'est scandaleux, on ne peut plus négocier en secret derrière des portes fermées. Les enjeux sont essentiels pour les Français. Il y a quelque chose qui se joue, et ça doit être fait sur la place publique. Comment peut-on imaginer qu'on mène des négociations aussi importantes en secret? C'est inconcevable. Il faut que les documents soient accessibles. Ils ne le sont pas, c'est inacceptable".

Il ajoute que "si les choses ne bougent pas", la France pourra envisager "l'arrêt pur et simple des négociations", "dans le courant de l'année prochaine". Aujourd'hui, juge-t-il, "il n'y a aucune contre-proposition américaine sérieuse".

"Ni le même point de vue, ni le même parcours" que Macron

Député de la deuxième circonscription du Lot-et-Garonne depuis les dernières législatives, Matthias Fekl est le plus jeune élu d'Aquitaine. Il a le même âge qu'Emmanuel Macron, mais selon lui, la comparaison s'arrête là. Le ministre de l'Economie n'a aucun mandat électif et considère qu'il n'est pas nécessaire d'être un élu pour être légitime dans la vie publique.

Matthias Fekl affirme au contraire n'avoir "ni le même point de vue, ni le même parcours (qu'Emmanuel Macron). Quand on veut faire de la politique, il faut avoir la légitimité du suffrage. Moi je peux agir parce que les citoyens en Lot-et-Garonne m'ont fait confiance, d'abord sur des mandats locaux, ensuite sur un mandat national. Tout ce que je peux faire aujourd'hui vient du terrain".

A.L.M.