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Faut-il supprimer les départements de la première couronne?

Jean-Marc Ayrault

Jean-Marc Ayrault - -

"On a besoin de métropoles et autour des métropoles, il faut simplifier", a indiqué le Premier ministre.

Paris, super-métropole. Jean-Marc Ayrault s'est dit jeudi, sur France Inter, favorable à la "suppression des départements de la première couronne" parisienne, soit les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne.

"On a besoin de métropoles et autour des métropoles, il faut simplifier", a insité le Premier ministre, revenant sur une idée avancée par François Hollande lors de sa grande conférence de presse de mardi.

Des supers métropoles, de supers maires

Le président proposait alors de s'inspirer de l'exemple de Lyon, dont la communauté urbaine exercera désormais, sur son périmètre, les compétences auparavant dévolues au conseil général, l'action sociale en tête. Par exemple si Gerard Collomb est réélu à son poste de maire de Lyon, sa compétence et ses pouvoirs s'étendront à l'agglomération. Il deviendra un super-maire.

Une loi donnant ainsi naissance à 13 métropoles aux pouvoirs très larges a été votée définitivement en décembre par le Parlement, en attendant le feu vert du Conseil constitutionnel pour être promulguée.

Deux autres textes vont suivre au Parlement, l'un au printemps sur les régions et les départements, l'autre sur les communes et intercommunalités.

Reste que l'annonce de Jean-Marc Ayrault a été accueilli froidement par les politiques concernés. Ainsi Stéphane Troussel, président PS du conseil général de Seine-Saint-Denis, a appelé à ne pas "brûler les étapes". "Depuis des mois, au nom de l'égalité des territoires, j'ai défendu le projet de Métropole du Grand Paris: ne brûlons pas les étapes et concentrons-nous d'abord sur la réussite de cette Métropole telle qu'elle vient d'être définie par la loi", recommande dans un communiqué le successeur de Claude Bartolone à la tête du "93".

Moins de régions

Interrogé sur l'avenir de son département, Jean-Marc Ayrault, maire de Nantes de 1989 à sa nomination à Matignon, s'est dit opposé au rattachement de la Loire-Atlantique à la région Bretagne, estimant que ce n'était "pas la bonne méthode". La Loire-Atlantique dépend de la région Pays de la Loire.

"Est-ce que 22 régions, c'est trop? Peut-on regrouper certaines régions? Mais, on ne va pas prendre des bouts de région pour les mettre avec une autre. Ce sont des questions sérieuses. Mais ce chantier, il faut absolument l'ouvrir", a-t-il déclaré.

H.F. avec AFP