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Fabius sur Barroso: "le débat oui, le pugilat non"

Laurent Fabius

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Le ministre des Affaires étrangères a estimé qu'il fallait bannir "les attaques personnelles" dans le débat avec le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.

"Le débat oui, le pugilat non!" a exhorté Laurent Fabius, mercredi sur BFMTV et RMC, alors qu'à l'approche du Conseil européen, des dirigeants socialistes français continuaient de s'en prendre au président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, accusé de désespérer les peuples.

Pas de répit pour le Barroso "bashing"

Ainsi, pour le président de l'Assemblée nationale française, Claude Bartolone, interrogé dans la matinée par Le Parisien, José Manuel Barroso est "un homme dépassé". "Quand la chancelière allemande Angela Merkel le qualifie d'"erreur de casting", estime-t-il, "elle a raison: il n'a rien compris au film. Sa manière d'agir est insupportable". Dimanche, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, était allé jusqu'à accuser José Manuel Barroso d'être le "carburant" de l'extrême-droite en France.

"Je ne l'aurais pas formulé ainsi", a commenté, diplomatiquement, Laurent Fabius avant d'ajouter: "dire que José Manuel Barroso est responsable de la montée du FN est un court-circuit assez malheureux", a-t-il ensuite insisté. "La formulation peut-être discutée", a encore reconnu le ministre des Affaires étrangères pour qui il faut bannir dans ce genre de débat "les attaques personnelles".

Ces accrochages surviennent sur fond de tensions persistantes entre Paris et Bruxelles sur la réduction des déficits français et les réformes structurelles.

Hélène Favier