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Dîners fastueux: Rugy comprend "que cela puisse interpeller les Français"

Le ministre de la Transition écologique et solidaire a réagi aux révélations publiées par Mediapart sur une série de dîners qu'il a organisés avec son épouse à l'Hôtel de Lassay.

Il ne s'excuse pas. Tout au plus François de Rugy dit-il comprendre que les images de lui et son épouse dînant fastueusement à l'Assemblée nationale puissent "interpeller les Français". 

"Je comprends que cela puisse interpeller les Français. (...) Quand on parle des 'ors de la République', ce type de lieu, les salons de réception de l'Hôtel de Lassay, de l'Assemblée nationale, évidemment correspondent à cette image", a déclaré le ministre de la Transition écologique et solidaire ce mercredi, lors d'un point presse à la suite du Conseil des ministres.

"Interrogations"

Quelques heures auparavant, Mediapart révélait les repas cossus organisés par l'ancien président de l'Assemblée nationale entre l'automne 2017 et l'été 2018. Dans la foulée, François de Rugy s'est défendu en évoquant des "dîners informels (...) dans le cadre de l'exercice de (ses) fonctions". Une formule qui a fait sourire bon nombre d'observateurs. 

L'intéressé affirme comprendre les "incompréhensions" et "interrogations" suscitées par les photos relayées par le site d'investigation. On y voit notamment des bouteilles de vin de grands crus, provenant de la cave du palais Bourbon. 

"Je peux l'assumer"

Pour autant, François de Rugy a tenu à rappeler qu'il avait "toujours agi pour plus de transparence".

"Je réponds toujours aux questions qui peuvent se poser. Je sais qu'il y a des gens qui considèrent que, de toute façon, les moyens alloués aux élus sont toujours trop élevés. Il y a des gens de mauvaise foi, je ne m'adresse pas à eux."

Et le ministre d'État de dénoncer une "présentation tendancieuse" des choses dans l'article de Mediapart, dont il estime que le "parti pris" est "militant".

"Ce que je fais, je le fais parce que je peux l'assumer", a-t-il martelé, invoquant ensuite la "fonction de représentation importante" que confère la présidence de l'Assemblée nationale.

Pour prouver sa bonne foi, François de Rugy s'est dit "à la disposition de la déontologue" du palais Bourbon. Interrogée lors du même point presse, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a expliqué que l'intéressé conservait "la confiance" d'Emmanuel Macron et d'Édouard Philippe.

Jules Pecnard