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Désignation des nouveaux patrons de l'UE: "Nous avons un désaccord sur la méthode" avec Berlin

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La secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Amélie de Montchalin, était l'invitée de BFMTV et RMC ce mercredi matin.

Après les élections européennes vient la séquence de la désignation des nouveaux patrons de l'Union européenne. Et à en croire la réunion qui s'est tenue mardi à Bruxelles sur la question, le processus s'annonce laborieux. Les dirigeants européens, en particulier le tandem Macron-Merkel, ont en effet affiché leurs divisions autour de la succession de Jean-Claude Juncker à la tête de la Commission européenne, ce qui augure d'une négociation laborieuse sur la désignation de tous les nouveaux patrons de l'UE. 

Désaccord "sur la méthode"

Invitée ce mercredi matin de Bourdin Direct, sur BFMTV et RMC, la secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Amélie de Montchalin, a reconnu l'existence d'un désaccord avec Berlin, qui souhaite voir le conservateur allemand Manfred Weber, chef de file du Parti populaire européen (PPE) prendre la tête de la Commission européenne. 

"On est opposés au fait que ce soit automatique. On est opposés au fait que sous prétexte qu'il représente le PPE, qui a le plus de députés au Parlement européen, alors par miracle il devienne président. (...) Qui connaît en France M. Weber? Nous avons un désaccord sur la méthode" avec l'Allemagne, a reconnu Amélie de Montchalin. 

Tard mardi soir, à l'issue du dîner avec les 27 autres dirigeants de l'UE, Emmanuel Macron s'est exprimé face à la presse, appelant ses homologues à "ne pas faire comme ça s'est toujours passé", notamment sur la nomination de la nouvelle tête de la Commission européenne.

"Ces élections marquent une nouvelle étape pour l'Europe (...) et le résultat de dimanche est une bonne base. (...) Tout le monde a reconnu l'importance du vote des citoyens européens. Leur forte participation, ainsi que la mobilisation des jeunes, et la nouvelle donne qui en sort", a fait valoir le président français, ajoutant: "On ne peut pas répliquer les vieilles habitudes (...), faire comme ça s'est toujours passé".
Adrienne Sigel