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"Des machines à fake news": la ministre Loiseau fustige une partie de l'opposition

Revenant sur la polémique autour du traité d'Aix-la-Chapelle, la ministre des Affaires européennes a sévèrement tancé Marine Le Pen, perçue par LaREM comme étant la principale adversaire d'Emmanuel Macron.

C'est un mea culpa timoré. Ce mardi matin sur notre antenne, la ministre des Affaires européennes Nathalie Loiseau, pressentie par certains élus de la majorité pour chapeauter la liste La République en marche, a été interrogée sur le match qui se joue avec les souverainistes. Et notamment sur la fébrilité apparente de l'exécutif sur le traité d'Aix-la-Chapelle, qui a suscité la polémique début janvier.

"Nous n'avons pas eu tort de ne pas nous abaisser au niveau des machines à 'fake news' que sont une partie de l'opposition", a tancé la ministre, qui a refusé d'admettre le gouvernement n'avait peut-être pas été suffisamment transparent au sujet du traité, laissant le champ libre à Marine Le Pen et à Nicolas Dupont-Aignan. Ces derniers ont accusé le texte, censé compléter le traité signé par le général de Gaulle et Konrad Adenauer en 1963, de prévoir la cession d'une partie de la souveraineté de la France.

"Un mensonge par jour"

"Nous ne pouvions pas prévoir que, quand on a aussi peu d'idées que Marine Le Pen ou Nicolas Dupont-Aignan, on se met à ce point à inventer n'importe quoi. Nous avions tort, et c'est une leçon que nous avons apprise. Maintenant nous savons (...) que Marine Le Pen invente un mensonge par jour", affirme aujourd'hui Nathalie Loiseau.

Cette dernière invoque également le fait qu'il y a eu, en janvier, une séance d'audition à l'Assemblée nationale consacrée exclusivement au traité.

"Ensuite, vous le savez, en France, parfois les bonnes nouvelles ne sont pas des nouvelles, et on a tendance à traiter des événements différents", a-t-elle argué, rappelant par ailleurs qu'au mois de janvier, le pays était dans l'œil du cyclone des gilets jaunes. 

"Certains jouent du simplisme. Certains ne prennent pas les Français au sérieux", déplore Nathalie Loiseau, qui a spécifiquement visé François Asselineau, candidat autoproclamé du "Frexit".

"Je l'invite à traverser la Manche et à voir ce qu'il se passe aujourd'hui au Royaume-Uni: un pays désemparé, une classe politique perdue qui sait nous dire où ils ne veulent pas aller mais qui ne sait pas nous dire quel est leur projet", a-t-elle égrené.

Jules Pecnard