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Déchéance de nationalité: "un ministre doit rester à son rôle", selon Lebranchu

La ministre Marylise Lebranchu sur le plateau de BFMTV-RMC, le 19 janvier 2016.

La ministre Marylise Lebranchu sur le plateau de BFMTV-RMC, le 19 janvier 2016. - BFMTV

"Profondément femme de gauche" comme elle se définit elle-même, la ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, a préféré éviter de donner son avis sur la déchéance de nationalité, mesure proposée par François Hollande mais controversée à gauche.

"Ce n'est pas mon rôle de mettre de l'huile sur le feu." Sur la délicate question de la déchéance de nationalité, proposée par François Hollande mais qui divise profondément à gauche, Marylise Lebranchu a refusé de donner son avis. "Je suis une ministre, je suis donc solidaire du gouvernement", a-t-elle expliqué mardi matin sur BFMTV-RMC. 

Proche de Martine Aubry, qui a ouvertement critiqué cette proposition de déchoir de leur nationalité française des binationaux condamnés pour des actes de terrorisme, la ministre de la Fonction publique et de la Décentralisation a plaidé la fidélité.

"Si j'étais parlementaire, j'en parlerais. (...) Mais je pense qu'un ministre doit rester à son rôle, calme et déterminé", a-t-elle poursuivi.

La fidélité à ses engagements, "oui, c'est important"

Une ligne de conduite également suivie par la ministre de la Justice, Christiane Taubira, sous le feu des critiques depuis plusieurs semaines pour avoir choisi de rester au gouvernement malgré son hostilité pour le texte sur la déchéance de nationalité. Un texte duquel la garde des Sceaux a été finalement écartée. Interrogée sur ce numéro d'équilibriste, Marylise Lebranchu a défendu sa consoeur. La fidélité à ses engagements, "oui c'est important", a-t-elle plaidé, assurant être "profondément une femme de gauche". Mais la mission de ministre passe avant.

Enfin, interrogée sur l'éventualité d'une primaire à gauche en vue de l'élection présidentielle de 2017 réclamée par une partie de la gauche, et à laquelle devrait donc se plier le président François Hollande, Marylise Lebranchu a balayé cette hypothèse.

"Je n'imagine pas un président aux primaires", a-t-elle expliqué, soulignant que ce serait "trop complexe".

S. C.