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Darmanin se réjouit de pouvoir rester "de droite" auprès de Macron et compare Wauquiez aux communistes

Invité de notre antenne, le ministre de l'Action et des Comptes publics a revendiqué sa filiation politique d'origine et a comparé le positionnement actuel de Laurent Wauquiez à celui du PCF.

Emmanuel Macron s'inspire-t-il de Nicolas Sarkozy pour sa politique fiscale? Invité ce vendredi de BFMTV et RMC, le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin a revendiqué sa filiation politique d'origine, louant l'action du chef de l'État comme étant conforme à ses convictions d'"homme de droite populaire" et "sociale". 

"Moi je suis un homme de droite. Un homme de droite populaire. (...) Je l'étais avec Nicolas Sarkozy, je le suis avec Emmanuel Macron", a-t-il notamment déclaré.

"Je suis un homme du 'métro à 5 heures', pour reprendre l'expression de Malraux. (...) Je ne le prends plus souvent, mais je le reprendrai, dès que je ne suis plus ministre", a assuré Gérald Darmanin, qui dit toujours habiter à Tourcoing, ville dont il compte briguer à nouveau la mairie en 2020. "Je ne pense pas qu'on puisse me faire le procès de la déconnexion. Maintenant, ma vie n'est pas celle du chômeur, c'est évident, et je ne donne aucune leçon sociale." 

Wauquiez parti "dans un délire particulier"

Et l'ancien membre des Républicains de railler les positions de l'actuel patron de la droite, Laurent Wauquiez, qui devient selon lui "un militant du Parti communiste". "Ce qu'il propose c'est de la dépense, des impôts, (...) ils sont partis dans un délire particulier, mes anciens amis", a ironisé Gérald Darmanin. 

"Chez Emmanuel Macron, il n'y a pas que des gens de droite, et il n'y a pas que des gens de droite populaire. (...) Moi je porte cette voix-là. Je suis pour la défiscalisation des heures sup'. Je suis effectivement pour qu'il y ait (...) une meilleure répartition entre le travail et le capital. Tout l'argent ne doit pas aller dans les dividendes", a égrené le colocataire de Bercy. 

Gérald Darmanin a conclu son propos en se disant "à la fois contre le rétablissement de l'ISF, parce que c'est démagogique de le rétablir, mais contre l'idée que les ouvriers, à vie, doivent gagner 1000 euros et doivent se taire".

"Si ça s'arrête ce soir, j'aurais été heureux" 

Le ministre de l'Action et des Comptes publics (qu'on appelait jadis ministre du Budget) a par ailleurs été interrogé sur le remaniement gouvernemental en cours, provoqué par les départs de Nathalie Loiseau pour les élections européennes, et de Benjamin Griveaux et Mounir Mahjoubi pour les municipales à Paris. Gérald Darmanin a botté en touche, déclarant ne pas savoir s'il serait encore ministre après ce soir:

"Je suis à la disposition du président de la République. Si ça s'arrête ce soir, j'aurai été très heureux et je remercierai la France du bonheur qu'elle m'a donné de la servir".
Jules Pecnard