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Chiffres du chômage: l'opposition pointe du doigt Hollande et Valls

Manuel Valls et François Hollande

Manuel Valls et François Hollande - -

Pour sa première échéance chiffrée, le nouveau gouvernement a été épargné avec une stabilisation en mars du nombre d'inscrits sans activité à Pôle emploi (+1.600).

Pour son baptême du feu, le gouvernement Valls a été épargné par les chiffres du chômage, avec une stabilisation en mars du nombre d'inscrits sans activité à Pôle emploi (+1.600), qui culmine toutefois au niveau record de 3.349.300 demandeurs d'emploi en métropole. Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, les a qualifiés de "résultats qui vont dans le bon sens", tout en admettant que "ce n'est pas un cri de victoire" de l'éxécutif.

Sans surprise, les autres courants politiques se sont montrés plus sévères contre l'action du gouvernement. Ainsi le président de l'UMP, Jean-François Copé, a appelé à "réformer profondément" le pays et notamment le marché du travail. "Plutôt que de se contenter de proposer quelques allègements de charges, François Hollande et Manuel Valls devraient réformer profondément notre pays, à commencer par le marché du travail", écrit-il dans un communiqué.

"Valls et Hollande 'prient' et 'espèrent'"

A l'UDI, on juge la situation "dramatique" pour les chômeurs de longue durée et les seniors. "La France reste donc à la traîne des pays de la zone euro car elle n'a pas encore pris les décisions indispensables à la relance de son activité", écrit notamment l'ex-ministre Chantal Jouanno au nom du parti centriste.

Enfin, le Front national pointe l'"échec continu du pouvoir socialiste". "Le gouvernement de messieurs Valls et Hollande 'espère', 'prie', mais n'agit pas. Il se prosterne devant les exigences d'austérité de la Commission européenne, vénère l'euro dont il regrette pourtant officiellement le niveau beaucoup trop élevé, mais ne change rien à sa politique économique", a estimé Marine Le Pen, la présidente du FN.

S.A.