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Cazeneuve: "La France accueillera dans les meilleurs délais un millier de migrants"

Le ministre de l'Intérieur a détaillé lundi le plan d'urgence qui va être mis en place pour accueillir des migrants en France. Il a notamment nommé un coordinateur national.

"La France participe au processus de relocalisation des 120.000 migrants", comme demandé par la Commission européenne, a annoncé le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve lundi. "Dix centres d'hébergements provisoires" seront mis à disposition en Île-de-France "dans les meilleurs délais" pour environ "un millier" d'entre eux, actuellement en Allemagne, ayant "un besoin manifeste de protection". Cet accueil se fera "sur une base strictement volontaire", et "nous sommes convenus que les réfugiés seraient uniquement des Syriens, Irakiens et Érythréens."

Une réunion avec les maires volontaires le 12 septembre

Saluant les "nombreuses initiatives" qui se manifestent depuis quelques jours "de la part de maires de toutes sensibilités", Bernard Cazeneuve a estimé que "ces bonnes volontés doivent être accompagnées par l'État". Il a assuré que "les moyens administratifs et budgétaires nécessaires pour relever le défi humanitaire qui se présente à notre pays, et plus largement à l'Union européenne" seraient dégagés. C'est ainsi que le ministre a annoncé qu'il "réunira samedi 12 septembre les maires qui souhaitent accueillir des demandeurs d'asile".

Pour organiser le tout, le ministre a nommé un coordinateur national, le préfet Kléber Arhoul. "Il sera l'interlocuteur de référence des élus", a indiqué le ministre. Kléber Arhoul était auparavant préfet délégué pour l'égalité des chances auprès du préfet de la région Nord-Pas-de-Calais.

Le ministre de l'Intérieur a évoqué les villes de Paris, Bordeaux, Pau, Villeurbanne, Avignon, Poitiers, Besançon, Évry, Rouen, Strasbourg, Metz et Lille dans son discours. Le maire de Bordeaux, Alain Juppé (Les Républicains), et celui de Pau, François Bayrou (MoDem), devraient notamment être présents à la réunion, selon l'entourage du ministre.

"C'est le devoir de la France", affirme Hollande

Face à l'afflux massif de réfugiés en Europe, François Hollande a annoncé lundi que la France était prête à accueillir 24.000 personnes en deux ans, et plaidé pour un mécanisme de quotas entre les pays européens, sous peine d'échec de l'espace Schengen de libre circulation en Europe.

"C'est le devoir de la France, où le droit d'asile fait partie intégrante de son âme, de sa chair", une France "marquée par des générations d'exilés ou de réfugiés qui sont venus au cours des décennies passées faire la France avec nous", a ajouté le chef de l'Etat.