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Castaner défend sa "loi anti-casseurs" dans une tribune Facebook

Le ministre de l'Intérieur a publié une tribune pour défendre sa "loi anti-casseurs" ce lundi soir, alors que celle-ci s'apprête à être votée ce mardi dans l'Hémicycle.

À la veille du vote de la "loi anti-casseurs" à l'Assemblée nationale, le ministre de l'Intérieur a une nouvelle fois défendu son projet de loi ce lundi soir, dans une tribune intitulée "Une loi de protection, une loi de liberté" publiée sur son compte Facebook.

"Manifester est une liberté fondamentale en démocratie. Et je ne laisserai aucune liberté être confisquée" écrit d'abord Christophe Castaner, avant d'assurer que "cette loi ne vise pas à empêcher, au contraire, elle vise à protéger les manifestations".

"Quelques brutes mettent en péril notre droit à manifester"

"Trop souvent, quelques brutes mettent en péril notre droit à manifester" regrette le ministre sur le réseau social, avant de distiller quelques chiffres sur les récentes manifestations des gilets jaunes:

"Plus de 1200 policiers, gendarmes et pompiers et près de 1900 gilets jaunes ont été blessés. Les centres-villes sont parfois pillés, le mobilier urbain ravagé, les symboles de la République visés. Ce sont aussi des salariés empêchés et au chômage partiel. À Paris, ce sont plus de 1900 magasins attaqués".

"Ce texte n'est pas un texte liberticide"

Christophe Castaner explique ensuite dans sa tribune que cette loi "offre un cadre pragmatique et adapté pour prévenir les violences" et qu'elle "renforce les peines contre ceux qui attaquent et instaure le principe juste et nécessaire de casseur-payeur".

"Ce texte, enfin, n’est pas un texte liberticide. Au contraire, il assure la sauvegarde les libertés individuelles et affirme la liberté de manifester (...) Cette loi, n’est pas une loi de circonstance. Sommets internationaux, loi travail, manifestations en marge de Notre-Dame-des-Landes, 1er mai 2017, 1er mai 2018 et maintenant chaque samedi depuis novembre: la violence s’immisce dans les cortèges."

Le ministre a déjà présenté les contours de sa loi à plusieurs reprises. Début janvier, le gouvernement avait indiqué vouloir répondre par l'"ultra-fermeté" aux casseurs qui s'invitent ces derniers mois dans les manifestations des gilets jaunes. Mais le texte fait débat au sein de la majorité, car de nombreux députés le jugent trop à droite.

Cette loi, l'assurait alors Christophe Castaner, "n’est en aucun cas une loi contre les gilets jaunes". Elle "a été conçue pour faire en sorte de manifester quand nous le souhaitons, sans pour autant subir les brutes" ajoutait alors le ministre à l'Assemblée nationale.
Jeanne Bulant