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Affaires Sarkozy: Valls ne veut pas de "berlusconisation" de la France

Manuel Valls a déclaré dimanche qu'il ne voulait pas de la "berlusconisation" de la France.

Manuel Valls a déclaré dimanche qu'il ne voulait pas de la "berlusconisation" de la France. - -

Le Premier ministre a assuré dimanche qu'il n'accepte pas les critiques des institutions judiciaires faites par Nicolas Sarkozy, récemment mis en examen. Manuel Valls a également promis de garantir le budget de la culture durant trois ans.

Manuel Valls critique Nicolas Sarkozy. Le Premier ministre a indiqué dimanche à Vauvert qu'il ne voulait pas de la "berlusconisation" de la France, en allusion aux critiques des institutions judiciaires par l'ancien chef de l'Etat après sa mise en examen.

"On cherche parfois à me comparer à ce qu'est en train de faire le président du Conseil italien, Matteo Renzi, je prends la comparaison", a déclaré le Premier ministre en déplacement dans le Gard.

"Mais ce que je ne veux pas, moi, c'est de la 'berlusconisation' de notre pays", a-t-il enchaîné, en référence à l'ancien dirigeant italien Silvio Berlusconi, cerné par les affaires et jamais avare d'attaques contre les juges.

"Défendre nos institutions"

"Je ne veux pas que la mise en cause des fondements de la République, de la justice, de l'État de droit aujourd'hui soient dans le discours politique", a précisé le chef du gouvernement.

Selon lui, "il nous appartient à chaque fois de défendre nos institutions qui sont le socle de l'État de droit, de la démocratie". "Sans institutions fortes, sans justice indépendante, il n'y a pas de démocratie possible et de retour de la confiance", a résumé Manuel Valls.

La veille, il avait déjà jugé que le président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré, avait eu "raison" de rappeler à l'ordre Nicolas Sarkozy après ses critiques contre la justice et les magistrats.

La culture sanctuarisée?

Par ailleurs, Manuel Valls a assuré qu'il allait "garantir le budget de la culture pour les trois années à venir" et qu'il voulait être "le Premier ministre qui remet la culture au rang des priorités. Assurant vouloir mettre "l'artiste au coeur de la société", le chef de gouvernement a laissé entendre que le budget tout entier de la culture serait protégé, et pas seulement celui de la création comme déjà annoncé.

"Nous nous engageons pour garantir les budgets de la création, mais tout simplement [et plus généralement] le budget de la culture pour les trois années à venir", malgré le vaste plan d'économies du gouvernement dont le budget 2015 sera le plus affecté. 

"Et il faut que les festivals de l'été se déroulent. Dans l'écoute, dans la revendication, mais qu'ils se déroulent, parce qu'il n'y a rien de plus beau que la culture", a-t-il appelé, après des perturbations liées au mouvement d'intermittents opposés à un nouvel accord d'indemnisation chômage.

M. K. avec AFP