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70 écoles maternelles et primaires fermées après la découverte de cas de coronavirus

Reprise des cours dans une école de La Courneuve, en Seine-Saint-Denis, le 14 mai 2020

Reprise des cours dans une école de La Courneuve, en Seine-Saint-Denis, le 14 mai 2020 - MARTIN BUREAU / AFP

"C'est probablement un virus qui a été contracté avant de retourner à l'école, au sortir du confinement", a expliqué sur RTL le ministre de l'Éducation nationale.

Une semaine après la réouverture des écoles maternelles et primaires, plusieurs établissements ont dû refermer leurs portes en raison de cas de Covid-19 confirmés ou suspectés chez des élèves ou des personnels encadrants. Invité ce lundi matin sur RTL, le ministre de l'Éducation nationale a confirmé que 70 écoles avaient été contraintes de fermer leurs portes depuis le 11 mai en Mayenne, dans le Cantal, en Haute-Garonne, à Nice... Sur un total de quelque 40.000 établissements rouverts.

Ces fermetures "sont l'illustration du fait que nous sommes stricts", a estimé Jean-Michel Blanquer qui a précisé qu'il s'agissait de "cas qui se déclarent presque à chaque fois en dehors de l'école".

La réouverture progressive pas remise en cause

"C'est probablement un virus qui a été contracté avant de retourner à l'école, au sortir du confinement", a expliqué le ministre. Jean-Michel Blanquer assure que ces cas restent minoritaires. "C'est un pourcentage très faible, souvent dans une même ville", a-t-il ajouté en fin de matinée lors d'un déplacement dans l'Eure. Par exemple à Sens (...) parce qu'il y a eu un cas de Covid dans cette ville."

"Le fait qu'on soit parfois amené à fermer une école ne doit pas inquiéter, au contraire", a-t-il poursuivi. En tout cas, ils ne remettent pas en question la réouverture progressive des établissements scolaires, qui se poursuit ce lundi avec le retour de certains élèves de 6ème et de 5ème dans les collèges des zones vertes.

"Les conséquences de ne pas aller à l'école sont beaucoup plus graves", a répété Jean-Michel Blanquer. Le ministre évoque, outre le risque de décrochage scolaire qui concerne déjà 500.000 élèves du primaire et du secondaire, "des dégâts considérables de nature psychologique, alimentaire ou sanitaire".
Mélanie Rostagnat