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Gilets jaunes: le député LFI Eric Coquerel demande la démission du préfet de police de Paris

Eric Coquerel

Eric Coquerel - Philippe LOPEZ / AFP

Interrogé ce lundi pour savoir s'il souhaitait la démission du préfet de police de Paris, Eric Coquerel a répondu: "je trouve que après ce week-end, oui", expliquant que le droit de manifester samedi à Paris avait été entravé selon lui.

Le député LFI Éric Coquerel a demandé ce lundi la démission du préfet de police de Paris Didier Lallement, accusant le gouvernement d'avoir une nouvelle fois entravé le droit de manifester samedi à Paris lors du rassemblement des gilets jaunes.

"Je mets (Didier Lallement) en accusation", a déclaré Eric Coquerel sur franceinfo.

Interrogé pour savoir s'il souhaitait sa démission, il a répondu: "je trouve que après ce week-end, oui". Il a noté que Didier Lallement était auparavant en poste à Bordeaux où le mouvement des gilets jaunes a été "réprimé de la manière la plus dure". 

Et "au-dessus de Didier Lallement il y a Christophe Castaner dont le bilan est catastrophique depuis plus d'un an en matière de maintien de l'ordre", a-t-il ajouté.

Alors que le premier anniversaire du mouvement des gilets jaunes a été marqué samedi par le retour des violences à Paris, Eric Coquerel a estimé que pour le gouvernement "l'objectif était plus d'empêcher de manifester que de faire respecter le droit de manifester, qui est constitutionnel".

"Depuis quand on n'arrive pas à faire en sorte que 300 personnes soient isolées, maîtrisées ?", a-t-il demandé, déplorant que des manifestants aient été "aspergés de lacrymogènes sans discernement" et "empêchés de sortir" du périmètre de la place d'Italie.

Didier Lallement a souligné samedi que la manifestation place d'Italie "rassemblait des individus qui ne défendaient pas une cause, mais procédaient à des destructions" et "à des attaques systématiques contre les forces de sécurité et contre les pompiers".

Un autre député LFI, Alexis Corbière, a abondé sur Radio Classique, dénonçant "une instrumentalisation abusive de la police de la part de ce pouvoir" et l'attitude du "préfet Lallement à Paris qui a volontairement laissé les choses se dégrader". Le chef de file de LFI Jean-Luc Mélenchon a également critiqué lundi dans un post sur son blog l'attitude de Didier Lallement, "un zélé de la macronie qui doit se faire bien voir".

Il a aussi de nouveau dénoncé "un comportement typique de milicien" de la part de la police, après l'avoir qualifiée samedi de "milice gouvernementale", à la suite d'un échange verbal tendu entre forces de l'ordre et Alexis Corbière, selon une vidéo diffusée par ce dernier.

La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye avait appelé dimanche Jean-Luc Mélenchon à "garder ses nerfs", estimant qu'il portait par ses propos "des accusations extrêmement graves".

A.J. avec AFP