BFMTV

Gilets jaunes: Eric Drouet veut établir des consignes de vote pour les européennes

Eric Drouet à Paris, le 16 février 2019.

Eric Drouet à Paris, le 16 février 2019. - ERIC FEFERBERG - AFP

La figure des gilets jaunes a annoncé la tenue d'un sondage sur les réseaux sociaux. Le nom du candidat du "Frexit", François Asselineau revient régulièrement.

Y-aura-t-il une consigne de vote pour les gilets jaunes lors des élections européennes le 26 mai prochain? Si la question n'est pas encore tranchée, elle remonte régulièrement dans les fils de discussion des manifestants sur les réseaux sociaux. 

"Bientôt les élections, on vote quoi?"

Dimanche soir, Éric Drouet a publié une nouvelle vidéo sur son compte Youtube "La France en colère", dans laquelle il revient sur le déroulé de la 14e journée de mobilisation. "Bientôt les élections, on vote quoi?", l'interpelle alors un internaute, au sujet du scrutin européen qui a lieu dans dans trois mois. La figure des gilets jaunes appelle à une union dans les urnes:

"On fera un post ou un sondage dessus pour qu'on soit tous raccords. Je n'ai pas d'avis dessus mais il faudra qu'on ait tous le même", estime-t-il, avant de poursuivre: "Oui on peut voter ce qu'on veut mais ce serait bien qu'on ne se disperse pas sur les personnes à voter et qu'on donne plus de force contre Macron. Si on peut essayer de s'entendre dessus, on verra."

CaptureASSELINEAU02.PNG
CaptureASSELINEAU02.PNG © -
CaptureASSELINEAU.PNG
CaptureASSELINEAU.PNG © -

"Je vois beaucoup Asselineau qui ressort. Ce sera une question à poser à l'ensemble des gilets jaunes. On fera un post dessus pour que des personnes comme Etienne Chouard nous dise pourquoi plus Asselineau qu'un autre", conclu-t-il.

Figure de proue des gilets jaunes, cet essayiste controversé s'est fait connaître pour ses positions radicales et complotistes. Après avoir voté Jean-Luc Mélenchon, ce dernier a récemment annoncé qu'il voterait pour le candidat pro-Frexit en 2019.

Pas "d'instrumentalisation" du mouvement

Du côté de l'UPR, on refuse de se revendiquer comme "le parti des gilets jaunes". Contacté par BFMTV.com Olivier Rames, chargé de mission à la permanence estime que si le parti jouit d'une certaine popularité parmi les protestataires parce qu'il "n'a jamais voulu instrumentaliser le mouvement".

En novembre dernier, François Asselineau avait invité les gilets jaunes à demander aux députés "la destitution" du chef de l'État. Une invitation qui a connu un certain succès chez les manifestants anti-Macron. Olivier Rames assure que son candidat échange régulièrement avec des gilets jaunes sur le terrain, mais qu'il n'a pas rencontré de figures du mouvement... pour l'instant.

Esther Paolini