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Marine Le Pen veut une consultation sur la citoyenneté

Marine Le Pen précise qu'il ne s'agira pas d'un référendum.

Marine Le Pen précise qu'il ne s'agira pas d'un référendum. - AFP

La candidate du Front national, favorite des sondages, axe sa campagne sur la question identitaire et le patriotisme.

Qu'on se le dise: il ne s'agira pas d'un référendum. Marine Le Pen a annoncé lundi soir que, si elle était élue en mai prochain, la tenue d'une grande consultation sur un thème précis et tellement prisé par le Front national: "quelles sont les conditions d’entrée, de séjour et d’acquisition de la nationalité", a précisé la candidate lors d’un discours qu'elle a tenu au Salon Hoche dans le VIIIe arrondissement à Paris, consacré à la "citoyenneté".

"C’est aux Français et à eux seuls" de dire qui est Français, a martelé Marine Le Pen avant de préciser que cette consultation nationale portera "sur la nature, le périmètre et l’accès à nos systèmes de protection sociale et à nos régimes de solidarité, désormais si peu nationaux".

La candidate frontiste prend alors pour exemple les thèmes sur lesquels les Français pourraient être interrogés, dans un débat qui rappelle celui instauré par Nicolas Sarkozy sur l'identité nationale, comme "les conditions de cotisations préalables, de garanties de l’État dont ils sont ressortissants, de nouveaux arrivants peuvent bénéficier" de l'accueil en France.

"Acceptation explicite des règles"

Lors de cette intervention, Marine Le Pen est revenu aux fondamentaux de son parti. En veut la preuve de l'engagement 27 de son programme:

"L’acquisition de la nationalité française sera possible uniquement par la filiation ou la naturalisation dont les conditions seront par ailleurs plus exigeantes". "Devenir français, a insisté lundi soir la candidate du FN, signifie l’acceptation explicite de principes, de règles et de lois qui sont ceux de la France et qui déterminent la citoyenneté française."

Marine Le Pen a pointé tout particulièrement les musulmans. Elle estime qu'"il appartient aux citoyens de confession musulmane de nous dire ce qu'est l'Islam". Redoutant une France menacée par le multiculturalisme, la candidate frontiste le répète une nouvelle fois: "ils ne changeront pas et nous ne changerons pas la France pour eux". Et d'avertir: "le refus des règles et des lois qui sont ceux de la France pour des raisons religieuses, morales, politiques, est tout à fait respectable quand il signifie le refus de nationalité française.

La candidate frontiste a fustigé "l'absence de tout politique en matière d'immigration qui fait désormais redouter "la perspective d'une guerre civile". 

La candidate a formulé son souhait de mettre "fin au regroupement familial ainsi qu'à toutes les dispositions qui permettent l’acquisition automatique de la nationalité, et notamment le dogme du droit du sol". 

Justine Chevalier