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Florian Philippot: "Ce gouvernement ne maîtrise rien, si ce n'est le calendrier judiciaire"

Florian Philippot, vice-président du Front national, sur BFMTV le 22 juillet 2016.

Florian Philippot, vice-président du Front national, sur BFMTV le 22 juillet 2016. - BFMTV

Le vice-président du Front national était l'invité d'Olivier Truchot vendredi soir sur BFMTV. Le député européen a commenté la décision du parquet de Paris de demander le renvoi en procès du Front national et de deux de ses dirigeants dans l'enquête sur le financement de ses campagnes de 2012. L'élu frontiste a également été très critique sur l'action du gouvernement après l'attentat de Nice.

Sur le procès dont va faire l'objet le FN, son vice-président a trouvé très étonnante la date à laquelle il est annoncé. "Une affaire qui date de 2012, comme par hasard va être jugée en pleine campagne présidentielle", a-t-il souligné en insistant sur le fait que tout avait été validé par la commission des comptes de campagne. "Ce gouvernement ne maîtrise rien, si ce n'est le calendrier judiciaire", a-t-il lancé.

Par ailleurs, Florian Philippot a estimé qu'il était "évident" que Bernard Cazeneuve devait démissionner après l'attentat de la promenade des Anglais à Nice. "Cela m'a rappelé ce qu'il s'est passé en Belgique après les attentats de Bruxelles. Immédiatement, les ministres de l'Intérieur et de la Belgique avaient présentés leur démission et pourtant il n'avait pas encore le bilan terrible", a-t-il rappelé. Le vice-président du FN estime que le maintien du ministre de l''Intérieur à son poste est "scandaleux du point de vue des principes démocratiques".

E. M.