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Des journalistes bousculés par le service d'ordre du FN à Nice

La journaliste a été bousculée lors d'une sortie de Jean-Marie Le Pen (ici, le 26 mai), à Nice.

La journaliste a été bousculée lors d'une sortie de Jean-Marie Le Pen (ici, le 26 mai), à Nice. - -

Jetée à terre lors de l'arrivée de Jean-Marie Le Pen, une journaliste d'Europe 1 a porté plainte ce vendredi matin.

Une journaliste d'Europe 1 a déposé plainte, vendredi, après avoir été jetée à terre, jeudi soir, par le service d'ordre du FN lors de l'arrivée de Jean-Marie Le Pen à une conférence de presse à Nice. Une rencontre où plusieurs journalistes présents ont été bousculés, dont le correspondant de BFMTV.

La journaliste d'Europe 1, Brigitte Renaldi, qui s'est vue prescrire 5 jours d'ITT pour une "énorme contracture qui va des cervicales jusqu'en bas", a expliqué avoir été "projetée par terre" vers 19 heures par le service d'ordre du parti, qui a réagi nerveusement à l'affluence de la presse à l'arrivée du président d'honneur du FN.

La journaliste, "très choquée", estime qu'elle ne serait "jamais allée jusque-là si la violence n'avait pas atteint ce degré". "Lorsque Jean-Marie Le Pen est sorti de sa voiture, on a tendu les micros, et les caméramans se sont approchés, le service d'ordre s'est jeté sur les journalistes avec une violence inouïe, comme dans une mêlée de rugby", a-t-elle raconté.

"Ils m'ont dit: 'vous n'avez rien à foutre ici'"

La reporter d'Europe 1, qui a fait une crise de tachycardie après la bousculade, explique que les gardes du corps du FN ne se sont pas enquis de son état. "'Vous n'avez rien à foutre ici' m'ont-ils dit. 'Je fais mon métier' lui ai-je lancé, 'Moi aussi'" a répondu l'un d'entre eux, raconte-t-elle.

Selon une journaliste de l'AFP présente sur place, le service d'ordre a tenté de retenir les journalistes, qui s'étaient précipités pour interroger Jean-Marie Le Pen, particulièrement attendu après ses récentes querelles avec sa fille.

Le vice-président Florian Philippot a réagi à cette affaire vendredi sur BFMTV. "C'est très regrettable", a-t-il expliqué, évoquant "une cohue, une hystérie générale". "Je suis persuadé qu'il n'y a aucune responsabilité du service d'ordre du Front national, que je connais bien et qui sont de grands professionnels", a-t-il poursuivi.

Le patron d'Europe 1, Denis Olivennes, a réagi vendredi midi sur Twitter, exigeant des excuses de la part du FN.

Brigitte Renaldi d'Europe 1 molestée par le SO du FN. Inacceptable. Le FN doit s'excuser.
— Denis Olivennes (@Olivennes) 13 Juin 2014
V.R. avec AFP