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François Hollande écrit une lettre d'excuse à l'attention des magistrats

François Hollande a fait part de ses regrets après la polémique avec les magistrats.

François Hollande vient de publier une lettre de regrets à l'attention des magistrats après les propos tenus à l'encontre de l'institution judiciaire dans un livre. Il y explique que ces propos sont "sans rapport avec la réalité de sa pensée comme avec la ligne de conduite et d'action" qu'il s'est fixées en tant que président.

François Hollande souligne "le dévouement" des magistrats dans sa lettre

François Hollande ajoute encore: "Je regrette profondément ce qui a été ressenti comme une blessure par les magistrats dont je mesure, chaque jour, le courage et le dévouement dans la mission difficile qui est la leur." 

Jean-Jacques Urvoas, le Garde des Sceaux, a remis ce courrier aux hauts magistrats qu'il recevait dans la matinée. Notre journaliste, Laetitia Soudy, s'en est procuré un exemplaire. 

Polémique au sommet des institutions

Dans le livre Un président ne devrait pas dire ça, de Gérard Davet et Fabrice Lhomme, François Hollande s'en prend à l'institution judiciaire dont il dénonce la supposée "lâcheté". Les mots employés avaient heurté la magistrature et Bertrand Louvel, premier président de la Cour de cassation, ainsi que Jean-Claude Marin, le procureur général, avaient été reçus le 12 octobre à l'Elysée. Une audience dont ils étaient ressortis très insatisfaits. 

Le lendemain, les deux hommes avaient même pris publiquement la parole le lendemain au palais de Justice de Paris. Bertrand Louvel avait dénoncé: "Il n'est pas concevable que la charge de président de la République (...) puisse être utilisée par son titulaire pour contribuer à diffuser parmi les Français une vision aussi dégradante de leur justice."

Jean-Claude Marin avait, quant à lui, estimé que "par de tels propos, le chef de l'Etat, garant constitutionnel de l'indépendance de l'autorité judiciaire semble n'en garantir ni la place ni la considération". 

Le président de la République avait cependant été soutenu par Manuel Valls, son Premier ministre, et Jean-Jacques Urvoas. 

Robin Verner et Laëtitia Soudy