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Fermeture des frontières, tests et quarantaine: les sujets au menu du Conseil de défense

Le palais de l'Elysée

Le palais de l'Elysée - Ludovic MARIN / AFP

Emmanuel Macron et plusieurs ministres sont réunis ce vendredi à l'Elysée pour évoquer l'épidémie de coronavirus dans un contexte inquiétant, avec une hausse importante du nombre de cas cette dernière semaine.

Plus de 1000 cas détectés en 24 heures, un nombre d'admissions en réanimation qui ne baisse plus... face à la situation inquiétante de l'épidémie de coronavirus, le gouvernement consacre son Conseil de défense à la lutte contre la crise sanitaire.

Emmanuel Macron réunit à l'Elysée ses ministres et les responsables des principaux services de l'Etat pour étudier de nouvelles mesures qui pourront être prises sur cet enjeu", a indiqué le porte-parole du gouvernement. Gabriel Attal précisant que ce conseil "permettra de commencer à donner de la visibilité à l'ensemble des acteurs pour la fin de l'été et pour la rentrée".

Fermeture des frontières?

Au menu de ce Conseil de défense, l'épineuse question des frontières alors que les cas importés interrogent. Aucun tabou, a prévenu le gouvernement, et toutes les mesures seront examinées comme celle de la fermeture des frontières avec le voisin espagnol. La Catalogne, région frontalière de la France, connaît en effet une situation similaire à celle de fin février, selon les services de santé locaux.

Cette question des cas importés lance aussi le débat sur l'obligation des tests dans les aéroports pour tous les voyageurs qui arriveraient de pays à risque. Des tests sont actuellement menés dans les grands aéroports français mais pour l'heure, leur nombre est limité. Entre le 12 et le 16 juillet, seuls 655 tests ont été réalisés à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle et 288 à Orly.

Systématisation des tests?

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, s'est déclaré favorable à une systématisation des tests pour les passagers. Reste alors la question de l'isolement des personnes testées positives. Là encore de nombreuses interrogations: faut-il les placer en quarantaine? Faut-il tracer ces personnes? "Toutes les options sont sur la table", prévient le gouvernement.

Un exécutif qui doit faire face à la problématique des dépistages. Si la France est désormais en capacité de réaliser 700.000 tests hebdomadaires, certaines régions, à commencer par l'Île-de-France, l'un des principaux foyers de contamination lors de la première vague de l'épidémie, connaissent un engorgement avec des délais d'attente de plusieurs jours.

Le porte-parole du gouvernement a assuré que l'Etat travaillait "très fortement" afin de réduire "l'engorgement dans les laboratoires d'analyses médicales pour réaliser les tests" qui est constaté "dans plusieurs territoires et notamment en Île-de-France".

Un protocole assoupli dans les écoles?

Enfin, le gouvernement prépare aussi la rentrée. Le président de la République et les ministres vont discuter d'un nouveau protocole sanitaire dans les écoles. Comment faire revenir les enfants dans les classes dans les meilleures conditions? Faut-il assouplir les règles sanitaires alors que le Conseil scientifique estime désormais que les plus jeunes sont moins contagieux et moins propagateurs du virus?

Des mesures assouplies également dans les stades ou salles de spectacle? Sur ce point, l'exécutif n'est pas favorable à alléger la règle pour les rassemblements de plus de 5000 personnes. En cause, l'augmentation du nombre de cas chez les jeunes adultes, sans qu'ils ne développent de forme grave. Or, ce sont principalement eux qui participent aux grandes manifestations.

Justine Chevalier et Agathe Lambret