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Faut-il une femme au perchoir de l'Assemblée ?

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Ce jeudi, quatre candidats du PS s'affrontent pour la présidence de l'Assemblée nationale. Parmi eux, une femme, Elisabeth Guigou, qui souhaite une féminisation de l'Assemblée.

Ancienne ministre, députée du Parti socialiste, Elisabeth Guigou veut être la première femme à présider l'Assemblée nationale. Elle affronte ce jeudi Claude Bartolone, Jean Glavany et Daniel Vaillant lors de la désignation par les députés PS du candidat au perchoir. Celui ou celle qui sera désigné(e) portera les couleurs socialistes lors de l'élection du président de l'Assemblée mardi prochain. Il ou elle a la certitude d'être élu(e) par la majorité de gauche. Elisabeth Guigou, candidate, met en avant ses atouts de femme: « Il faut un vrai signal pour féminiser l'Assemblée nationale », a-t-elle déclaré sur RMC mardi matin.
Faut-il, au nom de la féminisation, mettre une femme au perchoir ?

« Des chiffres en-dessous de l’Afghanistan »

« Pourquoi une femme ne pourrait pas être présidente de l’Assemblée ? », se demande Noël Mamère, député-maire Europe Ecologie-Les Verts de Bègles (Gironde). « D’autant que les femmes représentent 52% du corps électoral et qu’elles sont très fortement sous-représentées à l’Assemblée nationale : nous avons des chiffres en dessous de ceux de l’Afghanistan. »

« On ne peut pas réduire les femmes à leur statut »

Thierry Solère est député UMP des Hauts-de-Seine : « Je ne vois pas pourquoi le fait d’être une femme devrait être un critère ! Il faudrait aussi avoir les cheveux blonds, ou plutôt bruns ? Etre plutôt jeune, plutôt vieux ? On ne peut pas réduire les femmes en politique et les parlementaires à leur statut », proteste le député. « La personne qui sera présidente de l’Assemblée nationale, me semble-t-il, doit avoir un certain nombre de caractéristiques : elle doit bien connaître le Parlement, elle doit essayer de rassembler, elle doit avoir des qualités d’écoute, et de l’autorité aussi. »

La Rédaction, avec Véronique Jacquier