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Fabius veut un gouvernement "resserré" en cas de remaniement

Laurent Fabius en Turquie le 28 janvier 2014.

Laurent Fabius en Turquie le 28 janvier 2014. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius s'est dit favorable à un gouvernement "resserré" en cas de remaniement, évoquant notamment le ministère de l'Economie.

Quel gouvernement en cas de remaniement? Laurent Fabius a une idée sur la question. Le ministre des affaires étrangères se dit favorable à un gouvernement "resserré", notamment à l'Economie.

Le chef de la diplomatie était interrogé sur Radio Classique sur un article du quotidien libéral L'Opinion de mardi, selon lequel François Hollande aurait décidé de changer de Premier ministre. Le journal avance que ce remaniement pourrait intervenir "peut-être dès le mois de mars", et que le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone pourrait remplacer Jean-Marc Ayrault.

"On parle de remaniement périodiquement. C'est la décision du chef de l'Etat et puis voilà. Il n'y a pas d'autre commentaire à faire", a réagi Laurent Fabius.

"La décision appartient au président"

"Le jour où il y aura une évolution, a-t-il néanmoins ajouté, je pense qu'il faut une équipe très ramassée et en particulier pour tout le secteur de l'économie et des finances, pour ce grand ministère, il faut une équipe très resserrée", a ajouté Laurent Fabius. Il a cité en exemple le gouvernement allemand qui participe mercredi à Paris à un Conseil des ministres franco-allemand avec quinze ou vingt ministres.

"La décision [de remanier] appartient au président. Il est juge du moment, de la nature et de la composition et personne d'autre", a encore souligné le chef de la diplomatie, ajoutant qu'elle pouvait intervenir "dans plusieurs mois". "Il en est des remaniements ministériels comme des dévaluations. Elles interviennent toujours quand on ne les prévoit pas", a commenté Laurent Fabius, demandant de "ne pas aller dans la politique fiction et de revenir aux réalités".

"Ce que je vois, c'est que François Hollande a pris une certaine direction que j'approuve, qui consiste à dire que pour redresser la situation de l'emploi, il faut baisser les charges, faire des économies, redynamiser l'investissement, la compétitivité, l'attractivité, la sobriété budgétaire. Maintenant il faut le faire", a-t-il poursuivi.

La rédaction