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Fabius : « Je reste à l’écart du pugilat au PS »

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Le député PS de Seine-Maritime Laurent Fabius a évoqué le duel entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë qui se dessine au Parti Socialiste.

Invité lundi 26 mai, Laurent Fabius, ancien Premier Ministre et député PS de Seine-Maritime est revenu sur la course à la succession de François Hollande à la tête du PS : « Je vais vous dire ce que je souhaite, tout en restant à l'écart du pugilat. Nous avons un congrès du PS en novembre. D'abord, il faut éviter ces pugilats et ce n'est pas une bonne chose que l'on nomme à la tête du PS quelqu'un qui automatiquement sera candidat en 2012, parce que c'est un peu confondre les échéances. Deuxièmement, il est très important que l'on précise nos réponses sur un certain nombre de questions : l'environnement, l'emploi, le vieillissement et l'éclatement de la société, la question du déplacement du centre du monde et ce que fait l'Europe... »

« Il faut qu'à la sortie du congrès les gens se disent « les socialistes ont des réponses ». Troisièmement, il faut qu'on précise nos stratégies, il y a eu du flou. Certains ont dit « Il faut abandonner le rassemblement de la gauche, il faut aller avec les centristes », d'autres, dont je suis, disent « rassemblement de la gauche, oui, mais ça peut s'ouvrir à d'autres »

« Si on répond sur ces trois questions, on aura avancé et c'est la raison pour laquelle je soutiens plutôt ceux que l'on appelle les reconstructeurs, c'est-à-dire des hommes et des femmes qui n'ont pas envie de se situer dans un espèce de pugilat ou de duel et qui disent « faisons travailler ensemble toute une série de gens et essayons de répondre à ces questions » ».

La rédaction-Bourdin & Co