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Marine Le Pen opposée à une primaire mais d'accord pour travailler avec Nicolas Dupont-Aignan

Marine Le Pen aux voeux du maire Patrick Kemel, près de Lens, le 17 janvier 2020

Marine Le Pen aux voeux du maire Patrick Kemel, près de Lens, le 17 janvier 2020 - Denis Charlet / AFP

La présidente du Rassemblement national a estimé qu'une primaire à la droite de la droite serait un "dîner de cons" et juge que les primaires sont une "arme de destruction massive des forces politiques". Elle s'est dite "étonnée" de la proposition de Nicolas Dupont-Aignan d'une grande primaire de la droite.

Marine Le Pen a opposé ce mardi une fin de non-recevoir à la proposition de Nicolas Dupont-Aignan d'organiser une primaire à la droite de la droite en vue de la présidentielle, tout en souhaitant "travailler ensemble" en vue de cette échéance.

Le président de Debout la France, qui avait rallié Marine Le Pen au second tour de la présidentielle en 2017, "avait dit sur les primaires il y a deux ans ce que je pense moi-même en réalité: la primaire c'est le premier tour de l'élection présidentielle", a fait valoir sur Radio Classique la présidente du Rassemblement national, qui s'est dite "étonnée du revirement" de son ancien allié sur ce sujet.

Nicolas Dupont-Aignan "avait aussi dit que la primaire c'est un dîner de cons donc je suis un peu dubitative sur l'invitation", a ajouté en riant Marine Le Pen, qui doit déjeuner mardi midi avec le président de Debout la France.

La primaire, une "arme de destruction massive"

"Il faut être sérieux, on n'est pas dans un jeu de téléréalité. Nous sommes dans la préparation d'une élection qui est fondamentale (...). Commençons à travailler ensemble avec ceux qui ont envie de participer à cela", a poursuivi la finaliste de la présidentielle 2017. "Il faut qu'on commence à travailler le fond ensemble, commencer à rassembler aujourd'hui".

Pour Marine Le Pen, "la primaire a démontré qu'elle était une arme de destruction massive des forces politiques. Ceux qui ont organisé des primaires ont disparu de l'élection présidentielle" en 2017. En outre, "la primaire ce n'est pas dans l'ADN de Nicolas Dupont-Aignan puisque ce n'est pas du tout la vision gaullienne des institutions", a-t-elle souligné. 

Nicolas Dupont-Aignan a appelé lundi à l'organisation en 2021 d'une "grande primaire" dans le camp de la droite conservatrice, souverainiste et de l'extrême droite, considérant que "personne ne pourra gagner seul" et qu'un nouveau duel entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron "ne ferait que favoriser la réélection d'Emmanuel Macron".

J. G. avec AFP