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Islamophobie: pour Dupont-Aignan, "il n'y a aucune stigmatisation des Français musulmans"

Invité ce vendredi matin de RMC et BFMTV, le président de Debout la France a dit tout le mal qu'il pensait de la marche controversée contre l'islamophobie prévue ce dimanche à Paris.

Ce n'est pas une surprise, mais Nicolas Dupont-Aignan, invité ce vendredi matin sur RMC et BFMTV, a confirmé qu'il ne participera pas ce dimanche à la marche contre l'islamophobie, qui ne cesse de susciter la controverse.

"C'est une imposture, une manipulation, de la part d'islamistes radicaux, qui veulent imposer un islamisme politique, qui font rentrer la France dans une posture de victimisation des musulmans alors même qu'il y a beaucoup de Français qui luttent contre l'islam politique", dénonce-t-il sur notre antenne, ajoutant qu'il y a "une confusion de tout".

Rappelant qu'"en France chacun est libre de pratiquer son culte", le président de Debout la France l'assure: "Il n'y a aucune stigmatisation des Français musulmans qui pratiquent leur foi." Il insiste: "Une grande partie pratique leur foi dans le respect des lois de la République, ils n'ont jamais été stigmatisés."

Pour notre invité, le problème vient d'une certaine pratique de cette religion qu'il juge incompatible avec le modèle français. "La fondation Jean Jaurès nous dit qu'il y a 27% des Français musulmans qui pensent que la charia devrait être supérieure à la loi Républicaine", explique le député de l'Essonne qui déplore "qu'on a laissé les salafistes à l'œuvre, avec leurs 120 mosquées, faire leur travail de sape". En conséquence de quoi, explique-t-il: "Il y a une minorité non-négligeable de Français musulmans qui veulent que la société française s'adapte à l'islam politique." Or, martèle l'élu, "la société française n'a pas à s'adapter à l'islam politique".

"La France n'est pas un pays comme un autre"

Celui qui s'était rallié à Marine Le Pen pour le second tour de l'élection présidentielle en 2017 milite également pour l'"assimilation", concept traditionnellement opposé à celui de l'intégration. "Il faut maintenant que l'islam de France comprenne que la France ce n'est pas un pays comme un autre, et que si justement on veut accueillir des gens, on veut assimiler", affirme Nicolas Dupont-Aignan sur notre plateau. "Si on veut une vraie communauté nationale et pas des communautés, et bien il faut accepter de se plier aux lois de la République. La religion n'a pas à imposer sa loi à Nation, c'est tout, et vous verrez que c'est très simple", répète-t-il.

Pour conclure, l'homme politique fait également part de se colère à l'égard de certains de ses opposants, qui ont signé la tribune appelant à la mobilisation de dimanche: "Je regrette, je suis outré que la France insoumise, et que la CGT, participent à cette manifestation organisée par des gens dangereux." Une position sur laquelle plusieurs signataires de gauche ont depuis évolué. Pour ne pas parler de rétropédalage.

Jérémy Maccaud