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Loi alimentation: "le lobby de la malbouffe a gagné" dénonce Jadot

Le député européen EELV Yannick Jadot.

Le député européen EELV Yannick Jadot. - AFP

Le député européen EELV Yannick Jadot a qualifié ce lundi le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert de "princes des lobbies".

Le député européen EELV Yannick Jadot a dénoncé ce lundi une victoire des lobbies sur le projet de loi agriculture et alimentation, en discussion à l'Assemblée nationale, qualifiant le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert de "prince des lobbies".

"Le pantin Stéphane Travert"

"Il est très clair que, sur ces questions d'agriculture, de santé, de l'alimentation, c'est le lobby de l'agrochimie, c'est le lobby de l'élevage concentrationnaire, c'est le lobby de la malbouffe qui a gagné. C'est lui qui tire les ficelles de ce gouvernement avec le pantin Stéphane Travert qui est aux manettes", a déclaré Yannick Jadot sur LCP.

"La semaine dernière, le ministre de l'Agriculture, Stéphane Travert, attaquait les écologistes en parlant des petits marquis de l'écologie. Mais c'est vraiment le prince des lobbies, ce ministre!", a-t-il lancé.

"Attention, je ne me focalise pas sur Stéphane Travert, il est ce prince des lobbies, tant pis pour lui, tant pis pour les Français. Mais il y en a un qui prend les décisions, c'est Emmanuel Macron", a-t-il poursuivi.

Le "terrible échec" de la sortie du glyphosate

Pour l'eurodéputé écologiste, "dans ce débat, Emmanuel Macron a très clairement tranché entre Stéphane Travert et Nicolas Hulot, il a très clairement tranché entre notre santé, l'environnement et le pire de l'agriculture". Le ministre de la Transition écologique est aujourd'hui "caution d'un gouvernement qui fait le pire", a-t-il déploré, fustigeant "un bilan de renoncement".

Yannick Jadot a notamment pointé "un terrible échec" sur la question d'une sortie du glyphosate dans un délai de trois ans. "C'est un renoncement de ce gouvernement puisque c'était une promesse d'Emmanuel Macron et on voit, tout au long de ce débat sur l'agriculture et l'alimentation, le pire s'exprimer, le pire être voté", a-t-il dit, dénonçant par ailleurs "sur la question de la souffrance animale, une insensibilité complète du gouvernement et de sa majorité à l'Assemblée".

M. F. avec AFP