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Les écolos font le (faux) procès de Cohn-Bendit

Le procès de Daniel Cohn-Bendit par son camp politique, avec Eva Joly comme juge d'instruction

Le procès de Daniel Cohn-Bendit par son camp politique, avec Eva Joly comme juge d'instruction - -

L'eurodéputé Daniel Cohn-Bendit quitte la vie politique au lendemain des élections européennes et s'envole pour le Brésil pour la Coupe du monde de football, son autre passion.

"Accusé Cohn-Bendit, levez-vous !": les écologistes ont choisi l'humour jeudi soir pour leur dernier meeting de campagne des européennes à Paris en organisant une parodie de procès de "Dany", accusé de "vendre le rêve européen". C'est l'ancienne magistrate Eva Joly, numéro deux sur la liste d'Ile-de-France, qui a lu avec humour l'acte d'accusation de Daniel Cohn-Bendit, accusé notamment de "publicité mensongère pour avoir embarqué des milliers de gens dans le rêve européen".

Pendant plus de deux heures trente, se sont succédé sur une scène, où était reproduit un tribunal, des "témoins" et "experts" à savoir Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale d'EELV, Karima Delli et Sandrine Bélier, têtes de liste dans l'Est et le Nord-Ouest, ou encore Cécile Duflot, ex-ministre. L'eurodéputé Daniel Cohn-Bendit, qui quitte la vie politique au lendemain des élections européennes et s'envole pour le Brésil pour la Coupe du monde de football, son autre passion, avait porté les écologistes au score historique de 16,28% des voix en 2009.

"Je n'ai pas vendu des rêves"

C'est Daniel Cohn-Bendit lui-même qui a assuré sa défense. "Le travail des écologistes au Parlement européen, la dynamique qu'on a su créer il y a 9 ans, ce n'est pas moi seulement (...) si collectivement nous ne sommes pas capables de porter un projet, il n'y a pas de sauveur suprême, ni Dieu ni César ni Daniel Cohn-Bendit", a-t-il mis en garde.

"Quand on dit que je vends du rêve, non en 68 je n'ai pas vendu des rêves: nous avons incarné l'envie d'un monde libre (...) nous avons incarné, c'est ça qu'il faut comprendre", s'est défendu l'ancien leader étudiant. "Aujourd'hui, les écologistes (...) nous ne vendons pas le rêve de l'Europe, nous construisons l'Europe en incarnant le rêve de l'Europe", a-t-il dit.

Déplorant une campagne trop courte, il s'est réjoui qu'"enfin on parle d'Europe...Si cette campagne durait encore 10 ou 15 jours, on en serait peut-être où on était en 2009". Les écologistes sont aujourd'hui crédités de 9% des voix, selon un sondage BFMTV.

S.A. avec AFP