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Cécile Duflot demande la mise en place d'un corridor à Alep pour évacuer les civils

La députée EELV de Paris fait partie d'une délégation de parlementaires qui a tenté de se rendre en Syrie lundi mais qui a été bloquée à la frontière de la Turquie. BFMTV a pu joindre Cécile Duflot sur place, en direct de Gaziantep.

"Il a 100.000 civils qui sont comme dans une prison", s'est insurgée lundi Cécile Duflot sur BFMTV, en direct de Gaziantep, une ville turque située près de la frontière avec la Syrie. Avec Hervé Mariton (LR) et Patrick Mennucci (PS), la députée EELV de Paris fait partie de la délégation de parlementaires français qui a essayé de se rendre ce lundi à Alep en Syrie mais qui a été bloquée à la frontière turque. "Alerter sur la gravité de la situation et surtout refuser une forme de résignation", était l'objectif de ce déplacement, a expliqué l'élue EELV sur BFMTV en demandant la mise en place d'un corridor.

"Crime contre l'humanité"

"Ils reçoivent bombardement sur bombardement pas plus tard que cette nuit, des bombes au chlore", a-t-elle rapporté. "On est dans une situation de crime contre l'humanité. Les mots employés par John Kerry ne sont pas trop forts. Nous voulions aller au plus près d'Alep, nous n'avons pas pu franchir la frontière mais nous avons pu rencontrer à la fois l'ONU et beaucoup d'intervenants sur place pour nous faire une idée précise de la situation", explique-t-elle "notamment du fait que personne n'empêche, et pas les rebelles armés, la population civile de fuir". 

Cette constatation l'amène à demander l'organisation d'un corridor humanitaire. "C'est cinq kilomètres, c'est 24 heures le délai nécessaire et c'est 100.000 vies. Collectivement, l'humanité doit donner les moyens de sauver les civils d'Alep", demande l'ancienne ministre du Logement. Cécile Duflot a également précisé que la délégation parlementaire avait prévu de rentrer à Paris ce mardi.

Elise Maillard