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Eric Woerth se défend dans la vente de Compiègne

L'ancien ministre du Travail Eric Woerth affirme mercredi dans une interview accordée au Figaro que la cession de l'hippodrome de Compiègne, terrain d'une soixantaine d'hectares appartenant à l'Etat, conclue en mars 2010, a été décidée à Matignon. /Photo

L'ancien ministre du Travail Eric Woerth affirme mercredi dans une interview accordée au Figaro que la cession de l'hippodrome de Compiègne, terrain d'une soixantaine d'hectares appartenant à l'Etat, conclue en mars 2010, a été décidée à Matignon. /Photo - -

PARIS (Reuters) - L'ancien ministre du Travail Eric Woerth se défend dans le dossier de la vente de l'hippodrome de Compiègne et affirme mercredi...

PARIS (Reuters) - L'ancien ministre du Travail Eric Woerth se défend dans le dossier de la vente de l'hippodrome de Compiègne et affirme mercredi dans une interview accordée au Figaro que la décision a été prise par Matignon.

Le procureur général de la Cour de cassation a annoncé en novembre qu'il demanderait à la Cour de justice de la république une enquête pour "favoritisme et prise illégale d'intérêts".

Alors que la CJR doit se prononcer prochainement sur ce dossier, Eric Woerth assure que la cession de ce terrain d'une soixantaine d'hectares appartenant à l'Etat, conclue en mars 2010, a été décidée à Matignon.

"Le 12 mars 2010, c'est Matignon qui a tranché lors d'une réunion interministérielle informelle", déclare-t-il. "Y assistaient les représentants de Bercy et de l'Agriculture. Le cabinet du Premier ministre a arbitré dans le sens de France Domaine."

"Ce dossier m'a occupé six minutes, peut-être sept", précise Eric Woerth, qui était alors ministre du Budget.

L'ancien ministre, soupçonné d'avoir bradé ce terrain à des connaissances, ajoute que la vente pour 2,5 millions d'euros de cette parcelle incluant un hippodrome et le golf de Compiègne "s'inscrit pleinement" dans le cadre de la politique immobilière de l'Etat qui, dit-il, "n'a pas à être propriétaire d'un hippodrome".

Défendant la procédure de vente de gré à gré, sans mise en concurrence, Eric Woerth poursuit en affirmant que "si c'était à refaire, [il] agirai[t] exactement de la même façon".

Henri-Pierre André pour le service français