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Pour le Pr Juvin, Castex "a eu raison d'être alarmiste car la situation est alarmante" en Île-de-France

Un an après l’annonce du premier confinement, le Premier ministre Jean Castex répond ce mardi soir aux questions de Maxime Switek et Bruno Jeudy depuis Matignon sur la crise sanitaire et les mesures prises par le gouvernement.

Un an après, "on est toujours dans un brouillard aussi épais", regrette Sébastien Chenu

"C'est une histoire sans fin cette affaire là. Un an après, on est dans un brouillard total. C'est le fiasco des masques, de la vaccination... On est dans un brouillard qui est toujours aussi épais", a réagi le député et porte-parole du RN Sébastien Chenu ce mardi soir au micro de BFMTV, quelques minutes après l'interview de Jean Castex.

Adrien Quatennens craint "une quatrième vague d'ordre psychologique"

"On sait que le virus va encore durer un certain temps donc il faut changer de méthode", a exhorté sur notre antenne le député la France insoumise du Nord, Adrien Quatennens, redoutant "une quatrième vague d'ordre psychologique".

"Il faut maintenant combattre le virus tout en réouvrant, en payant des protocoles sanitaires et un roulement", a-t-il ajouté.

"On ne souhaite pas la fermeture des établissements scolaires", assure un syndicat enseignant

"On ne souhaite pas la fermeture des établissements scolaires en France", a déclaré sur BFMTV Sophie Vénétitay, secrétaire générale adjointe du SNES FSU, syndicat national des enseignements de second degré. Tout en ajoutant: "mais il faut voir comment est-ce qu'on se donne les moyens de garder les établissements ouverts".

Réouverture des restaurants: "on y voit plus clair sur la méthode", reconnaît un restaurateur

Alain Fontaine, propriétaire et chef du restaurant Le Mesturet à Paris, a réagi aux propos du Premier ministre sur une éventuelle réouverture des restaurants sur BFMTV.

"On y voit plus clair sur la méthode, les syndicats ont été réunis ce matin et il y a une véritable méthode de réouverture" qui a été présentée par le gouvernement, "donc tout cela nous permet de voir sur plusieurs semaines", a-t-il déclaré.

Le chef des urgences à l'hôpital Georges Pompidou regrette que Castex n'ait pas annoncé de confinement de l'Île-de-France

Le chef du service des urgences à l'hôpital Georges Pompidou à Paris a regretté que Jean Castex n'ait pas annoncé de reconfinement de l'Île-de-France ce mardi soir.

"Le Premier ministre a eu raison d'être alarmiste parce que la situation est alarmante", a-t-il considéré.

"Plus on confine tôt, plus le confinement est efficace et plus il doit être court", a assuré Philippe Juvin, également maire LR de La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine) au micro de BFMTV.

"Ce qui me guide et m'obsède, c'est de prendre les bonnes décisions"

"Si je gouverne au sondages d'opinion, je suis sur la mauvaise voie", a encore assuré le chef du gouvernement depuis Matignon. "Ce qui me guide et m'obsède, c'est de prendre les bonnes décisions. Et une bonne décision, ce n'est pas forcément une décision qui plaît", a précisé Jean Castex.

"On a encore des moments difficiles à vivre dans les prochaines semaines mais on va y arriver", a-t-il poursuivi.

Castex évoque le pire moment depuis sa prise de fonction

Sur notre antenne ce mardi, Jean Castex a évoqué les pires moments depuis sa prise de fonction, mentionnant le 29 octobre, jour où il a du présenter à l'Assemblée nationale le deuxième confnment national.

C'est à ce moment qu'il a compris, "en montant au pupitre qu'il s'était passé quelque chose à Nice". Ce jour-là, une attaque au couteau a causé la mort de trois personnes dans la basilique Notre-Dame de Nice. Il a aussi confié que sa fonction de maire de Prades "lui manquait un peu".

"Je me battrai de toutes mes forces" contre la montée du RN

"Une victoire de Marine Le Pen en 2022 serait "une catastrophe pour le pays" et "je me battrai de toutes mes forces" contre la montée du RN. Jean Castex a affirmé, ce mardi soir sur BFMTV, qu'il ne croyait pas en "la banalisation" du discours du Rassemblement national.

"Marine Le Pen ne serait pas en état et n'aurait pas les compétences nécessaires pour gérer ce pays", a-t-il affirmé, alors que la dirigeante du parti d'extrême droite tente un retour en force en vue de la présidentielle de 2022.

"C'est une crise d'une ampleur qui se produit tous les cent ans"

"C'est une crise d'une ampleur qui se produit tous les cent ans donc il est clair que la manière dont les pouvoirs publics l'auront géré aura un impact", a jugé le chef du gouvernement, évoquant la crise du Covid-19 qui dure depuis mars 2020 sur le territoire.

Le passeport sanitaire, "il faut l'harmoniser sur le plan européen"

Le Premier ministre Jean Castex a évoqué "les incertitudes" qui entourent encore la mise en place d'un passeport sanitaire en France et en Europe.

"Il faut l'harmoniser sur le plan européen et la France a beaucoup poussé pour qu'on utilise tous les mêmes outils. C'est le travail qui est en cours à l'échelle européenne", a aussi déclaré le Premier ministre.

Castex se félicite des effets du "confinement" de novembre dernier

Jean Castex s'est félicité de la réussite du "confinement" décrété au mois de novembre 2020 en France, "qui a permis de faire chuter la progression de l'épidémie, jusqu'à l'arrivée du variant anglais".

Celui-ci nous a permis de "vivre relativement normalement au mois de janvier et février" 2021, a encore poursuivi le Premier ministre depuis Matignon.

Réouverture des restaurants et lieux culturels: Castex ne juge "pas raisonnable" de donner "une date précise"

Sur BFMTV ce mardi soir, le chef du gouvernement a fait savoir que le gouvernement planchait sur un dispositif de réouverture des lieux publics fermés, notamment les bars, restaurants, et autres lieux culturels.

"Sachez que ces travaux sont en cours avec les différents secteurs professionnels afin de pouvoir rouvrir en toute sécurité" en fonction de l'évolution de l'épidémie, a déclaré Jean Castex.

Mes réponses sont "floues sur le calendrier". Cependant, "je suis clair sur la méthode, formel sur le principe. Mais le fait est que "nous constatons que l'épidémie joue les prolongations donc il ne serait pas complètement raisonnable que je vous annonce une date précise. Mais réouverture il y aura car la vaccination va finir par montrer ses effets", a-t-il ajouté.

Castex veut 10 millions de vaccinés d'ici le 15 avril

10 millions de Français pourraient être vaccinés d'ici 15 avril si la France n'était pas confrontée à de nouveaux retards de livraison des laboratoires, a annoncé Jean Castex sur BFMTV ce mardi soir.

Le gouvernement s'est aussi donné pour objectif 20 millions de vaccinés d'ici au 15 mai, et 30 millions à la mi ou d'ici la fin du mois de juin.

Il y a "un certain nombre d'incertitudes", a-t-il tout de même rappelé.

Retards de livraisons de vaccin: "Il faut que l'Europe montre les crocs"

"Il faut que l'Europe montre les crocs", a estimé Jean Castex, alors qu'il évoquait les retards de livraison du laboratoire pharmaceutique AstraZenecca, jugés "anormaux".

Vaccination: "s'il y a le moindre doute dans l'esprit de mes concitoyens, il faut le lever"

"Je veux que la vaccination réussise et donc s'il y a le moindre doute dans l'esprit de mes concitoyens, il faut le lever", a affirmé le Premier ministre. Mais il s'est dit persuadé que l'avis du régulateur européen (EMA) attendu d'ici jeudi serait "positif", et que la vaccination pourrait reprendre.

La vaccination, "c'est notre porte de sortie".

AstraZeneca: "je pense que c'est un vaccin utile"

"Depuis que la vaccination avec AstraZeneca a commencé en France et dans le monde, je suis de très près la pharmacovigilance" qui l'entoure. "On sait qu'il y a des effets indésirables mais sa dangerosité n'a pas été établie".

"Je pense que l'autorité européenne va confirmer mes propos, je pense que c'est un vaccin utile pour éviter les formes graves de la maladie", a déclaré Jean Castex, estimant que "nous pourrons retrouver une pleine confiance" envers le vaccin anglo-suédois.

"On n'a sûrement pas tout réussi dans la gestion de cette crise"

Depuis un an, "on a sûrement pas tout réussi dans la gestion de cette crise", a reconnu le chef du gouvernement. "On a beaucoup appris mais on doit faire preuve d'une grande humilité", a-t-il poursuivi.

Jean Castex salue "la capacité d'adaptation" des hôpitaux français

Jean Castex a salué "la capacité d'adaptation" des établissements hospitaliers français en ces temps de crise inédits, évoquant notamment les transferts de patients.

"On ne peut pas créer des lits de réanimation supplémentaires d'un claquement de doigt", a-t-il toutefois admis.

"Un lit de réanimation n'a de valeur que parce qu'il y a des personnels très hautement qualifiés près de ces lits".

La décision d'un éventuel confinement francilien "pas encore prise"

Le chef du gouvernement a toutefois indiqué que les modalités d'annonce d'un éventuel confinement partiel de la région parisiennne n'étaient "pas encore décidées", car la décision elle-même n'a pas encore été prise par les autorités .

Île-de-France: un confinement au moins partiel est "une hypothèse" sur la table

Le Premier ministre a ensuite évoqué "la situation préoccupante" en Île-de-France ce mardi. "Le fait est qu'aujourd'hui, (...) on voit qu'on est dans une situation critique et trés clairement des mesures du type auxquelles on a eu recours dans d'autres parties du territoire est à l'ordre du jour". Oui, "c'est une hypothèse, car il faut être efficace et juste".

"Le moment est venu pour envisager des dispositions pour la région francilienne", a-t-il poursuivi, précisant que "les données (étaient) réunies".

"Le virus évolue et nous devons nous adapter à lui"

"Nous sommes encore dans une situation extrêmement difficile, le virus a muté et on a affaire au variant anglais. Le virus évolue et nous devons nous adapter à lui et nos moyens de lutte, incontestablement", a poursuivi le Premier ministre face à nos journalistes. "Il semble plus dangereux".

"On peut avoir l'impression de quelque chose qui ne finit pas", reconnaît le Premier ministre

La situation liée au Covid-19 "pourrait faire penser au film 'un jour sans fin'", a affirmé le chef du gouvernement depuis Matignon, reconnaissant que les Français faisaient face à une crise "extrêmement difficile". "On est tous confrontés à cette lassitude, à cette colère".

"On peut avoir l'impression de quelque chose qui ne finit pas. Et pourtant un an après, la situation n'est plus la même et on a appris" des événements. "On a accumulé de l'expérience", a-t-il nuancé.

Jean Castex se fera vacciner avec AstraZeneca

Jean Castex a fait savoir, ce mardi, qu'il comptait se faire vacciner avec le vaccin AstraZeneca dès que la suspension de la vaccination avec ce sérum serait levée par l'autorité européenne.

"Jusqu'à présent, je m'étais fixé une ligne de conduite, c'est-à-dire me faire vacciner quand mon tour viendra, pas de passe-droit", a déclaré Jean Castex, âgé de 55 ans et qui ne déclare "pas de co-morbidité connue".

"Mais compte tenu de ce qui vient de se passer pour AstraZeneca", qui a vu son vaccin suspendu dans une bonne partie de l'Europe, "je me suis dit effectivement qu'il serait judicieux que je me fasse vacciner très rapidement", a-t-il poursuivi.

AstraZeneca: "j'espère que le feu vert (de l'EMA) sera donné"

"J'espère que le feu vert du régulateur européen (EMA) sera donné" sur le vaccin AstraZeneca afin de pouvoir reprendre la vaccination au plus vite, a déclaré Jean Castex sur BFMTV ce mardi soir, lors d'une interview exceptionnelle en direct depuis l'Hôtel de Matignon.

Les équipes de BFMTV testées négatives au Covid-19

Maxime Switek et Bruno Jeudy, qui intervieweront Jean Castex pour BFMTV depuis Matignon ce mardi, ont tous les deux été testés négatifs au Covid-19 avant l'émission, tout comme le reste des équipes sur place.

Les deux intervieweurs ont prévu d'ôter leurs masques d'ici le début de l'interview, prévu à 20h50.

La France est entrée dans "une forme de troisième vague", selon Castex

Lors des questions au gouvernement à l'Assemblée ce mardi, le Premier ministre Jean Castex a estimé que la France était entrée dans "une forme de troisième vague" de l'épidémie de coronavirus, "caractérisée par des variants nombreux".

"L'épidémie joue les prolongations", a souligné le Premier ministre devant l'Assemblée nationale, un an jour pour jour après qu'Emmanuel Macron a ordonné le premier confinement.

61% des Français opposés à un confinement comme celui de novembre

Notre dernier sondage Elabe publié ce mardi révèle qu'une majorité de Français (61%) est opposée à l'instauration d'un confinement comme celui de novembre dernier.

Le couvre-feu à 18h ne fait également pas l'unanimité, puisque plus d'un Français sur deux, 56%, y sont opposés. Une courte majorité, 55%, est toutefois favorable aux mesures locales et à la restriction de déplacement inter-régions.

Île-de-France: le taux d'incidence atteint près de 420, plus de 1100 personnes en réanimation

La région parisienne peut-elle échapper à un reconfinement? La situation sanitaire est de plus en plus préoccupante en Île-de-France. Le taux d'incidence a atteint 418.9 pour 100.000 habitants ce mardi en région parisienne, soit plus que le seuil de 400 fixé par Jean Castex pour envisager un reconfinement local.

En Seine-Saint-Denis, où il est le plus élevé de la région, le taux d'incidence frôle les 500 avec 499,3.

Il y a actuellement 5861 personnes hospitalisées dans la région pour Covid-19, dont 1164 en réanimation. Le taux de positivité des tests en Île-de-France s'élève à 9,9%.

Jeanne Bulant Journaliste BFMTV