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En cas de condamnation, le ministre Alain Griset continuera tant que Macron lui "fait confiance"

Alain Griset, ministre en charge des PME

Alain Griset, ministre en charge des PME - AFP

Le procès pour des déclarations de patrimoine et d'intérêts incomplètes du ministre déléguée aux petites et moyennes entreprises doit s'ouvrir la semaine prochaine.

En cas de condamnation, "je continuerai tant que le président me fait confiance", a affirmé jeudi le ministre des PME Alain Griset sur France Info, alors que son procès pour des déclarations de patrimoine et d'intérêts incomplètes doit s'ouvrir mercredi prochain.

"C'est une information que vous connaissez depuis plus d'un an, je ne pense pas que depuis j'ai manqué au rendez-vous que m'a fixé le président de la République", s'est défendu le ministre. "Je continuerai tant que le président me fait confiance sur ce travail", a-t-il ajouté, en réponse à une question sur une éventuelle démission en cas de condamnation.

Comparution pour "déclaration incomplète ou mensongère"

Alain Griset est cité à comparaître devant le tribunal correctionnel de Paris le 22 septembre pour "déclaration incomplète ou mensongère de sa situation patrimoniale" et "de ses intérêts".

La Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), auprès de qui les membres du gouvernement doivent déclarer leur patrimoine, avait annoncé saisir la justice le 24 novembre 2020 du cas de Alain Griset, celui-ci ayant omis de déclarer "des participations financières détenues dans un plan d'épargne en actions (PEA), ainsi que le compte espèces associé, pour un montant total de 171.000 euros".

Un autre membre du gouvernement à juger

Le 16 juillet dernier, le garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti, mis en examen par des magistrats de la Cour de justice de la République pour "prise illégale d'intérêts", avait exclu de démissionner et le Premier ministre Jean Castex lui avait renouvelé "toute sa confiance".

Plusieurs membres du gouvernement ont démissionné depuis 2017 avant même une mise en examen ou la perspective d'un procès: le dernier départ en date est celui de Jean-Paul Delevoye, le "monsieur retraites", contraint de renoncer à son poste en décembre 2019 en plein conflit sur cette réforme phare. Le haut-commissaire avait reconnu ne pas avoir mentionné plusieurs activités parallèles dans sa déclaration d'intérêts transmise à la HATVP.

H.G. avec AFP