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Emmanuel Macron préoccupé pour François de Rugy après sa démission du gouvernement

Emmanuel Macron et François de Rugy en décembre 2018.

Emmanuel Macron et François de Rugy en décembre 2018. - Yoan VALAT - AFP

"Il faut l‘accompagner, lui donner des signes de solidarité et le remercier pour tout ce qu’il a fait", a expliqué ce mercredi le chef d'État en Conseil des Ministres.

Depuis la démission de François de Rugy de la tête du ministère de la Transition écologique et solidaire mardi, de nombreuses questions se posent quant au futur de ce dernier. Si un retour à l’Assemblée nationale en tant que député, en tant qu'élu de la 1ère circonscription de Loire-Atlantique, est envisagé, c’est au niveau personnel que certains de ses proches s’inquiètent.

Quelques heures après l’annonce de son départ, François de Rugy avait, dans un message Twitter, comparé sa situation à celle de l’ancien Premier ministre Pierre Bérégovoy, qui s’était donné la mort après avoir quitté le gouvernement en 1993. Une référence qui a fait frémir de nombreux membres du gouvernement actuel.

"Psychologiquement fragile"

"Il est parti, il a démissionné pour préparer sa défense. Il faut l‘accompagner, lui donner des signes de solidarité et le remercier pour tout ce qu’il a fait", a expliqué Emmanuel Macron mercredi, en marge du Conseil des ministres.

Auprès du Parisien, nombreux sont les proches du chef de l’État à se montrer inquiets pour François de Rugy. "Le type est psychologiquement fragile, visiblement, et le président est très inquiet", souligne un membre du gouvernement.

"On n’a pas oublié qu’avant sa tentative de suicide, Isabelle Balkany avait posté un message sur Facebook. On ne sait pas ce qui se passe dans la tête des gens", reprend un ministre, sous couvert d’anonymat.

Départ rapide

Quant à son départ précipité, la journée de mercredi, au cours de laquelle s’est déroulée la passation de pouvoir entre Rugy et Borne au ministère de l’écologie, a permis de comprendre les raisons d’une telle rapidité.

"Il fallait qu’il parte, au plus vite. Ça ne pouvait plus tenir. Pour lui… et aussi pour nous. Hors de question de feuilletonner tout l’été et de revivre ‘l’enfer de l’affaire Benalla’" explique, toujours au quotidien francilien, un conseiller de l’Élysée.
Hugo Septier