BFMTV

Service civique: François Hollande envisage un referendum

François Hollande lors d'une émission face aux Français sur TF1

François Hollande lors d'une émission face aux Français sur TF1 - AFP

Si les partis politiques et les institutions sont favorables au projet de service civique, le dernier mot pourrait revenir aux citoyens via un référendum, affirme RTL jeudi matin. Une information démentie par l'Elysée depuis.

François Hollande avait, au lendemain des attentats de Paris début janvier, annoncé sa volonté de relancer un service civique pour tous les jeunes volontaires. Depuis, l'idée fait son chemin puisque RTL affirme jeudi que le président de la République envisage de poser la question de son caractère obligatoire aux Français via un référendum. "Si on choisit de contraindre de jeunes adultes, il faut une adhésion du peuple", confie un conseiller élyséen à la radio, qui précise que le chef de l'Etat veut un dispositif majeur en écho aux attentes des citoyens. Une information démentie quelques heures plus tard par l'Elysée auprès du Figaro.

Si la question d'un retour du service civique semble bien avancée, sous une nouvelle forme, la question des moyens qui y seraient alloués fait débat. "À côté, la réforme fiscale c'est une partie de plaisir", explique un conseiller à RTL. 

L'UMP pour un "service civique de défense"

"Ils sont à peine 40.000 aujourd'hui et il y a quatre demandes sur cinq qui restent sans réponse", avait expliqué François Hollande le 20 janvier dernier lors de de ses voeux aux corps constitués et aux Assemblées à l'Elysée. 

Lancé en 2010, le service civique est un engagement de six à douze mois dans des missions d'intérêt général, auprès d'associations ou de collectivités. Il s'adresse aux jeunes âgés de 16 à 25 ans, sur la base du volontariat, et donne droit à une indemnité mensuelle d'environ 570 euros.

Le même jour, l'UMP avait demandé "au gouvernement de prendre en urgence plusieurs engagements", notamment "la création d'un service civique de défense". Nathalie Kosciusko-Morizet, vice-présidente déléguée du parti, s'était, elle, déclarée "favorable à un service obligatoire, civique ou militaire" de "plusieurs mois".

S.A.