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REVUE DE PRESSE - Hollande à l'heure de "l'austérité an II"

la plupart des grands journaux se sont montrés assez peu convaincus.

la plupart des grands journaux se sont montrés assez peu convaincus. - -

La deuxième conférence de presse semestrielle de François Hollande et son ton offensif sont largement commentés à la une de la presse nationale de vendredi.
La Une du Figaro, vendredi 17 mai
La Une du Figaro, vendredi 17 mai © -

Ils l'attendaient au tournant. Et, ce vendredi, la plupart des grands journaux sont assez peu convaincus par la prestation du chef de l'Etat.

Pour Libération,le président de la République a sauvé les meubles. Tel "Le soldat de l’an II", François Hollande a affiché son volontarisme. Dans son éditorial, Eric Decouty estime qu'il "corrigé (...) son image", réussissant sa conférence de presse "sur la forme", alors que, "sur le fond, le chef de l'Etat a pour l'essentiel réaffirmé les grandes lignes de sa politique".

"Hollande, ferme sur la rigueur, veut croire en la reprise", estime également La Croix, qui pointe toutefois le fait que François Hollande "a esquivé la question des changements en profondeur nécessaires pour dynamiser l'économie française ».

Pas de changement

La Une de l'Humanité vendredi 17 mai
La Une de l'Humanité vendredi 17 mai © -

Nettement plus critique, L'Humanité parle plutôt d'"Austérité an II". Pour le quotidien communiste, le président "n'a annoncé aucune réorientation de sa politique". "Pour des millions de Français, (...) le sentiment amer d'avoir été trompés n'a malheureusement pas été dissipé par les réponses du chef de l'État à des journalistes soigneusement triés par le service de presse de l'Élysée. (…) C'est peu dire que le peuple de gauche avait rêvé un autre avenir en chassant du pouvoir la bande du Fouquet's."

Un constat d'immobilisme partagé par Le Figaro, pour qui "Hollande ne change rien". Dans son éditorial, Alexis Brézet dénonce l'optimisme du président partagé entre "volontarisme de façade" et "immobilisme dans la réalité". Même tonalité de la part du quotidien du monde des affaires Les Echos qui titre "Hollande: un acte II sans réformes nouvelles".

Une ombre au tableau

La Une du Courrier Picard vendredi 17 mai
La Une du Courrier Picard vendredi 17 mai © -

Dans la presse régionale, l’ombre de ses prédécesseurs plane. Le Courrier Picard rappelle à François Hollande qu’il sera impossible de présider "à la manière" de Jacques Chirac car, "entretemps, il y a eu l'omniprésident Sarkozy (…), les mains dans le cambouis de la République", un président qui "a changé le 'job'".

Pour La République des Pyrénées, François Hollande se défausse à tort sur ceux qui l’ont précédé, "François Hollande fait tranquillement l'impasse sur l'an 1 de son quinquennat, ou plutôt, il n'y voit guère de ratés. Ce qui a été fait a été bien fait. Et le reste est la faute de ses prédécesseurs. 'J'ai pris la France au pire moment' dit-il".

Plus convaincu, L’Est républicain a tout de même souligné l’autorité de François Hollande, "sans la violence du: 'Je décide, il exécute' de Jacques Chirac à Nicolas Sarkozy, le chef de l'Etat a donc rappelé hier à sa troupe frondeuse ce qu'était la vraie hiérarchie. "


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A.D. avec AFP