BFMTV

Quand François Hollande cherchait désespérément le numéro de téléphone de Marine Le Pen

Le chef de l'Etat absorbé par son téléphone portable le jour du G20. (Photo d'illustration)

Le chef de l'Etat absorbé par son téléphone portable le jour du G20. (Photo d'illustration) - SERGEY GUNEEV - G20RUSSIA - AFP

Le livre Conversations secrètes avec le Président révèle quelques anecdotes surprenantes sur les dessous de la vie politique française. Comme le jour de l'attentat de Charlie Hebdo, lorsque le président tentait de mettre la main sur le numéro de téléphone de Marine Le Pen.

Le chef de l'Etat s'est retrouvé dans une situation pour le moins gênante le 7 janvier 2015, comme l'a repéré L'Opinion dans l'ouvrage Conversations privées avec le Président des journalistes Antonin André et Karim Rissouli. Ce jour-là, alors que la rédaction de Charlie Hebdo vient d'être décimée par une attaque terroriste, François Hollande veut prévenir les présidents des deux principaux partis d'opposition. S'il a bien le numéro de Nicolas Sarkozy, il s'avère qu'il n'a pas celui de la présidente du Front National.

D'ailleurs, à l'Elysée, absolument personne n'a le numéro de Marine Le Pen.

"Tard le mercredi soir, après avoir eu Nicolas Sarkozy, j'essaie de joindre Marine Le Pen au téléphone. Mais on n'a pas son numéro personnel!é, raconte ainsi François Hollande, dans le livre. "On essaye de joindre Florian Philippot, Louis Aliot. Je ne voulais pas que le Front national se dise exclu de l'unité nationale. On finira par avoir son numéro de portable et mon directeur de cabinet lui laisse un message".

Contactée par le Lab d'Europe 1, Marine Le Pen assure en plaisanter aujourd'hui. "Pas de bol en quelque sorte!", commente-t-elle en se remémorant cette anecdote. Un sous-entendu au "pas de bol" de François Hollande au sujet de l'inversion ratée de la courbe du chômage. Le chef de l'État et la présidente du FN parviendront finalement à s'entretenir, le 8 janvier 2015, à l'Élysée. 

J.B