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Macron dans le Lot: ce que le maire de Martel veut dire au chef de l'Etat

Invité de BFMTV, Raphaël Daubet raconte cette "drôle de responsabilité" qui lui été conférée d'organiser l'accueil du président dans son village, où se posent des problèmes de ruralité et de tourisme.

Ce n'est pas tous les jours qu'une commune de 1600 habitants reçoit le président de la République. Le maire de Martel, dans le Lot, sera dans ce cas de figure ce jeudi. A l'instar de ses homologues de Saint-Cirq-Lapopie et Cahors, il devra organiser l'accueil d'Emmanuel Macron, qui entame sa tournée post-Covid pour renouer le dialogue avec les Français.

Invité à s'exprimer au micro de BFMTV, Raphaël Daubet s'est montré très enthousiaste à l'idée de recevoir le chef de l'État.

"Ce qu'on attend, c'est évidemment de pouvoir faire parler de notre ville, (...) de la vallée de la Dordogne, (...) du territoire, avoir un échange direct avec le président de la République. C'est un honneur pour nous, et on l'accueillera de manière très républicaine", a-t-il déclaré.

"Grande liberté" pour organiser la visite

Au-delà des bains de foule et des échanges au débotté avec ses administrés, Raphaël Daubet entend pouvoir aborder auprès d'Emmanuel Macron les sujets qui concernent sa commune. Notamment le tourisme et la ruralité, "avec ses bonheurs (...) mais aussi ses difficultés".

"Je vais essayer d'être le plus exhaustif possible, toutes les questions seront potentiellement posées au président de la République et l'échange, je l'espère, ne sera pas trop 'maîtrisé'", a précisé le maire de Martel.

L'édile, qui assure avoir bénéficié d'une "très grande liberté" pour organiser la visite (comprendre, vis-à-vis de l'Elysée), a évoqué la "drôle de responsabilité" qui lui incombe désormais. "Mais je l'accepte avec plaisir", a-t-il ajouté, précisant qu'Emmanuel Macron rencontrerait "plutôt des retraités actifs parce qu'ils sont disponibles". "J'ai ciblé des bénévoles (...) de toutes les sensibilités politiques", dit-il.

"Sa volonté, c'est de rencontrer les habitants, donc je vais essayer de faire entrer en contact avec des Martelaises et des Martelais, avec des gens qui vivent dans le monde rural, qui en connaissent à la fois les avantages et les difficultés, pour un débat ouvert", espère Raphaël Daubet.
Jules Pecnard Journaliste BFMTV