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La France est confiante dans la poursuite d'une "transition démocratique" en Algérie

Des étudiants algériens défilent dans les rues de la capitale, le 26 février 2019, contre un 5e mandat d'Abdelaziz Bouteflika.

Des étudiants algériens défilent dans les rues de la capitale, le 26 février 2019, contre un 5e mandat d'Abdelaziz Bouteflika. - AFP

Abdelaziz Bouteflika, cible d'une contestation populaire inédite depuis plus d'un mois et défié par l'armée, a démissionné ce mardi soir. Jean-Yves Le Drian, le ministre des Affaires étrangères français, a fait part de sa confiance "dans la capacité de tous les Algériens à poursuivre cette transition démocratique".

La France est confiante dans la poursuite de la "transition démocratique" en Algérie après la démission du président Abdelaziz Bouteflika, a déclaré mardi soir le chef de la diplomatie française.

"Le peuple algérien a montré ces dernières semaines, par une mobilisation continue, digne et pacifique, qu'il était déterminé à faire entendre sa voix", a salué Jean-Yves Le Drian dans une déclaration écrite.

"Une page importante de l'histoire se tourne"

"Nous sommes confiants dans la capacité de tous les Algériens à poursuivre cette transition démocratique dans ce même esprit de calme et de responsabilité" qui a prévalu ces dernières semaines, a souligné le ministre français des Affaires étrangères.

Avec la démission du président Bouteflika, "c'est une page importante de l'histoire de l'Algérie qui se tourne", a-t-il ajouté. Au pouvoir depuis deux décennies, Abdelaziz Bouteflika, 82 ans, cible d'une contestation populaire inédite depuis plus d'un mois et défié par l'armée, a démissionné mardi soir, ont annoncé les médias officiels algériens.

Abdelaziz Bouteflika, très affaibli depuis un AVC en 2013 mais qui en février entendait encore briguer un cinquième mandat, "a avisé officiellement le Conseil constitutionnel de la fin de son mandat de président de la République".

Jeanne Bulant avec AFP